‹ Les progrès économiques de la Grèce [microform]Chapitre 10 sur 28 · AgrieuUwal GreecCj p · texte numérisé non relu

AgrieuUwal GreecCj p

4uauu un vuuiui reconsiFuire une vuie sur 1 emplacement de la cité antique les fièvres faisaient de tels ravages qu'on eut toutes les peines du monde à peupler la nouvelle capitale de la Laconie. La plaine béotienne avait été elle aussi, abandonnée pour les montagnes. Lévadée.lieu élevé, servait de capitale à la province, mais sa situation excellente ne mettait pas ses habitants à l'abri des miasmes du Copaïs; souffrant tous de la rate ils avaient mérité le surnom de Lévadéens-enflés (Bakolévadites). ' 3. Les Bains du Phalère^ par A. Bertrand.

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On s'efforce de reboiser* et surtout on s'efforce de prévenir et de limiter les incendies. Une mesure excellente prise dans ce sens est celle qui interdit le pacage dans les endroits brûlés ; 4e pasteor perd l'intérêt qu'il avait à mettre le feu. Elle ne suffira cependant pas à faire disparaître les incendies; dans des forêts tout en arbres résineux, un fo^er mal éteint, une cigarette, un morceau de verre sur lequd y donne le scdeil, suffisent à causer d'affreux ravages. La réorganisation du service forestier, qui dispose aujourd'hui d'un personnel suffisant permettra de combattre les incendies et surtout de régler scientifiquement les coupes de bois et Texercice du droit d'affouage K

L'extension des cultures a été un moyen plus efficace que le reboisement. Grâce au raisin sec, tout le nord-ouest du Péloponèse a été assaini. D'autres produits ont rempli un rdie anal<^ue dans le reste du royaume. Ce fut une lutte âpre et lente de IluHnme contre la nature. Dans TElide aussi, les premiers cultivateurs, venus des montagnes ou des îles, habitaient à plusieurs heures de leurs propriétés, et ne pouvaient même pas passw toute l'année dans le pays. Ib habitent aujourd'hui toute l'année la plaine même.

Nombre de petits marais ont été desséchés par les cultivateurs ou les propriétaires» ou même grâce à des dons et legs. On doit inscrire ici le nom de Napoléon Zambélis^, qui légua plusieurs centaines de mille francs pour le dessèchement des marais dont pullulaient les plaines de Tile de Corfou.

L'Ëtat est venu à la rescoutfie ; il a dépensé des sommes considérables pour la régularisation du cours des torrents, travail public fort dispendieux et qui n'est souvent que d'une durée limitée, et pris des mesufts qui facilitent le dessèchement des marais par les particuliers. De ces mesures, la plus importante est celle qui concerne le lac Copafe; nous devrons nous en occuper spécialement. Mais avant d'y arriver, il ifl^orte de signaler la loi de 1908, instituant la « Quinine de TËtat ». En vertu de cette disposition, le ministère des Finances achète à l'étranger de grandes quantités de quinine qu'il vend aux particuliers à des prix plus que modiques. Les pastilles, enduites d'une couche sucrée, et par conséquent agréables à absorber*, sont vendues dans des tubes qu'on peut trouver dans les moindres villages. L'usage du médi-

I, Sur les mesures législatives très ingénieuses et sur le rôle de la So» diété des Amis des forêts, cf. À. Andréaditt« les ForiU grecques m peint de vue économique et jtnoncier (réim^es8i<m du Moiioemeiif iemamiqme de Baeareafc» igo5).

3. La crise du chauffage et des matières combustibles qui sévit depuis le début de la guerre, a malheureusemeat beaucaup GMitrecarté à ee poiaf

de vue les efforts de l'administration.

3. Le Zafoni des Voyageuses de Paul Bourget. 4* Ceci est très important pour les enfants.

LES pnoenÈs jbgomomiqubs ra g&sgs 19

cament s'est répandu avec une rapidité toorme et les résultats ont été merveilleux. On les connaît par le menu, grâce aux belles publications

de la Société contre la malaria à qui on est redevable de beaucoup 4'autres mesures.

Arrivons au lac Copaïs. Les marais qui le forment, d'une étendue variant selon les années ^ entre aooooo et 240000 stremmes, étaient pour la Béotie du Nord, qu'ils infestaient d'un pdLodisme particulièrement pernicieux ^ un fléau redoutable; ils constituaient, pour Tancien royaume, si pauvre en plaines,une formidable diminution de richesses. Si Ton n'a pas le temps de lire les nombreuses descriptions du lac Copaïs^, on se rendra compte de la situation en apprenant que l'État, propriétaire de ces immenses étendues, en tirait 10000 francs par an, produit de la ferme du droit de pêche. Aujourd'hui, le Copaïs n'a plus d'anguilles — les gourmets le regrettent — en revanche il donne dans les années moyennes des produits agricoles d'une valeur de 3600000 francs*. Il faut ajouter les revenus de l'élevage, qu'on ne peut fixer avec précision, mais qui doivent être très considérables» pvis^K 100000 animaux paissent sur ses terres*.

Toute la superficie du lac n'a pas été enlevée aux eaux d'un coup, il s'en faut^. A l'heure qu'il est, le grand travail est terminé. Sur les ^40000 stremmes jadis couverts par les eaus, têbgkb scmt affffinonés par la Compagnie du Copaïs aux paysans des villages environnante;

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