‹ Les projets de mariage de la reine ÉlisabethChapitre 55 sur 92 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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i. Caussade de Saint-Maigrin. Voy. son Oraison funèbre prononcée par Sorbin à l'église Saint-Paul, le 23 juillet J.'ImS (Paris, 1578, in-8 .

lis PROJETS DE MARIAGE d'ÉLISABETL 183

Avec <lc iris hommes, de telles rivalités, 1rs querelles, les duels de chaque jour étaienl inéyitables. La guerre civile devait fatalemenl arriver; la fuite du duc d' Alençon, allail lui douuer un chef. Le IS septembre, à sepl heures du soir, peu avant le souper du roi, changeanl de manteau el le visaee entièrement couvert, le duc sortit à pied, suivi d'uu seul (1rs siens. Simier l'attendait à la porte Baint-Honoré el le lit monter dans le carrosse d'une daine de ses amies. A peu de distance il trouva des chevaux prêts, et à quelques lieues plus loin trois cents cavaliers qui lui servirent d'escorte1. L'on ne s'aperçut de son départ qu'à neuf heures du soir. Le roi. dans une violente colère, lii appeler huis 1rs seigneurs de service à la cour, leur donna l'ordre <lr poursuivre et de ramener le duc à tout prix; beaucoup refusèrent par crainte de l'avenir, et ceux qui obéirent ne partirenl qu'au malin, assurés à l'avance de ae pouvoir l'atteindre2. C'esl i\r Dreux nue letluc lança son premier manifeste, où sous ces grands mois, la réforme des abus, l'adoucissement des impôts, la convocation des

1. Mémoires de Marguerite de Valois, édit. Charpentier, |>. 88.

états généraux, il déguisa de son mieux sa fiévreuse ambition. D'une duplicité au-dessus de son âge, et que n'eût pas désavouée Catherine, il promit à la fois au pape, dans une lettre, son obéissance et la restitution du christianisme ; « s'il a admis avec lui quelques-uns de la religion réformée, c'est pour rendre les moyens de pacification plus faciles1.» Un grand nombre de gentilshommes quittant la cour pour rejoindre le duc, et le danger s'aggravant, Catherine offrit à Henri III de ramener le fugitif.

Elle partit le 21 septembre, après avoir eu un long entretien avec le maréchal de Montmorency, toujours détenu à la Bastille; elle emportait une lettre de lui pour le duc. La voilà donc poursuivanl sou fils de ville en ville. Le 5 octobre 1575 elle entre à Blois, d'où il était parti la veille. Le 25 nous la retrouvons à Amboise. La ii Ile de Charles -IX et d'Elisabelh d'Autriche et Le Bis qu'il eut de Marie Touchet étaient élevés dans le château. A leur vue la mère reparait; le jeune Charles-, ainsi qu'elle

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