‹ Les projets de mariage de la reine ÉlisabethChapitre 77 sur 92 · I. lïilil. n;ii .. ambassadeurs vénitions» Kilza · texte numérisé non relu

I. lïilil. n;ii .. ambassadeurs vénitions» Kilza

Craintes de Henri III sur l'expédition de son frère dans les Pays-Bas. — Catherine les partage. — Elle rejoint le duc d'Anjou à Mantes. — Le duc part pour Château-Thierry. — Walsingham en France. — Entretien de Catherine et de Walsingham. — Départ du duc d'Anjou pour l'Angleterre. — Sa réception. — Elisabeth annonce son mariage à ses filles d'honneur. — Opposition de l'entourage de la reine. — Elle déclare au duc qu'elle ne peut passer outre. — Reprise d'engouement d'Elisabeth pour le dm-. — Simier reparaît sur la scène. — Elisabeth déclare au duc qu'elle ne veut plus l'épouser. — Le duc rappelé eu Flandres.

« Je crains bien, écrivait Henri III à du Ferrier, son ambassadeur à Venise, que mon frère ne s'embarque aux affaires des Pays-Bas plus avant qu'il n'est de besoin pour le salut de ce royaume et pour sa réputation '. »

Partageant les mêmes appréhensions, Catherine, aussitôt qu'elle eut appris que son fils était rentré de Guyenne, accourut à Alençon. Cinq

I. Bibl. nal.. cinq cents Colbert, Lettre de Henri III à du Fen ier, n° 368, p. 2b0.

jours durant elle ne cessa de lui représenter la pauvreté de la France, l'impuissance où se trouvaille roi de le secourir, mais sans pouvoir le faire changer de résolution. Elle en fait le triste aveu à du Ferrier : « Mon fils est déterminé à passer en Flandres, encore que je lui aye fait confesser n'avoir de quoi exécuter telle entreprise ; je suis plus affligée que je ne puis vous écrire, le voyant à la veille de perdre sa personne avec sa réputation, étant ce royaume en plus grand danger par les discordes et partialités qui y régnent plus vives que jamais l. » Henri III, sa mère absente, surexcité par ses familiers, eut recours à la force. Il ordonna à tous les gouverneurs des provinces de disperser même par les armes les levées faites par son frère, et invita les populations des campagnes à leur courir sus. A ces menaces, le due répondit par un manifeste où le roi son frère n'était pas ménagé, et qu'il adressa au Parlement de Paris. « Depuis vingt années, disait-il, les gens qui ont pris l'habitude de porter les armes, et de vivre avec toute la licence militaire, ne pourront s'assujettir aux lois et à la justice; une guerre étrangère est le seul moyen d'éviter

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