GE R M E N CET
Elle serait du goût de tout le monde.
Le principal est qu’elle soit du vôtre.
GERMENCEY.
Je ne souffrirai pas que vous vous priviez en ma faveur......
Ce ne sera point une privation. Je vivrai avec vous comme un père au milieu de ses eufans
GERMENCEY.
( A part. ) L’excellent homme ! je commence à me repentir.
J’ai cependant une grâce à vous demander. Quand vous serez le maître de la maison......
GERMENCEY.
Je ne le suis pas encore.
Cela ne tardera pas. S’il vous prend fantaisie de faire quelques changemens dans le parc, ne coupez pas le bois des maroniers*
GERMENCEY.
Je puis vous assurer que je ne le couperai pas* c A z l N i.
J’y tiens , je l’ai planté dans mon enfance. D’ailleurs on peut le dire, depuis long-tems on coupe les bois, et on ne les replante point.
GERMENCEY.
Vous avez bien raison.
Allons, c’est une affaire finie. Vous allez faire votre cour à ma nièce 5 elle fera d’abord quelques difficultés pour se remarier, mais vous les surmonterez. Dès quelle aura consenti, je ferai appeler un notaire , le contrat se fait , je stipule la dot , je vous donne ma terre dont vous me promettez toujours de respecter les bois ; je fais venir des présens de noces , les habits se font, je convie les voisins, ordre pour le festin, grande chère.
COMÉDIE
grand feu, grande rumeur, Ja noce se fait, les violons jouent, on danse il me semble que j’y suis déjà. Que je vous em-
brasse , mon cher neveu.