C O M É DIE
ROSALINE
Commo il est généreux !
if
Attendez , attendez; je ne les tiens pas encore. Moi qui ne
me contente pas de paroles , je fais la sourde oreille il s’en
apperçoit , il met la main à sa poche.... ( II regarde le colonel qui , loin de chercher de V argent, porte la main à son pis âge. ) Non il ne la met pas encore.
G E R M E N C E Y , à part.
"Le bourreau ! qu'il est adroit ! .
Finiras-tu ton récit ?
Pourquoi tous ces détails ?
Ils sont très-nécessaires. ( En appuiyant sur chaque mot et en regardant le colonel. ) Je fais entendre adroitement à cet amant déguisé que son sort dépend de moi; il sent la valeur
de cette parole, et , pour cette fois , il tire une bourse
( Gcrmencey tire pérüablement une bourse , etjuit par degrés tout ce que le valet dit dans le couplet suivant. )
ROSALINE
Eh bien ! il te la donne ?
Non, pas tout de suite, à cause des importuns- Il regarde de tous côtés si personne ne le voit ; il s'approche de moi me tire par le pan de mon habit; je comprends fort bien ce signe , j'avance la main discrètement, je saisis la bourse, personne n'en voit rien , et la voilà.
( Pédro tourné vers Cazini, a toujours V air de lui raconter ce qui syest passé entre le colonel et lui ; et au moment où il dit , j’avance la main , il présente Vautre au colonel qui lui donne la bourse , il la repasse vivement derrière son dos et la montre à tout le monde . )
ROSALINE
A la fin?
PÉDRO
Je puis vous assurer, monsieur, que je vous ai dit l’exact# vérité.
a* LES PROJETS DE MARIAGE,
Cela n est pas difficile à croire.
Ma franchise mériterait de votre part
coït”: bm’ ^ ---V» de la hardiesse de ce