‹ Les projets de mariage, ou, Les deux militairesChapitre 16 sur 30 · C O M É DIE · texte numérisé non relu

C O M É DIE

ROSALINE

Commo il est généreux !

if

Attendez , attendez; je ne les tiens pas encore. Moi qui ne

me contente pas de paroles , je fais la sourde oreille il s’en

apperçoit , il met la main à sa poche.... ( II regarde le colonel qui , loin de chercher de V argent, porte la main à son pis âge. ) Non il ne la met pas encore.

G E R M E N C E Y , à part.

"Le bourreau ! qu'il est adroit ! .

Finiras-tu ton récit ?

Pourquoi tous ces détails ?

Ils sont très-nécessaires. ( En appuiyant sur chaque mot et en regardant le colonel. ) Je fais entendre adroitement à cet amant déguisé que son sort dépend de moi; il sent la valeur

de cette parole, et , pour cette fois , il tire une bourse

( Gcrmencey tire pérüablement une bourse , etjuit par degrés tout ce que le valet dit dans le couplet suivant. )

ROSALINE

Eh bien ! il te la donne ?

Non, pas tout de suite, à cause des importuns- Il regarde de tous côtés si personne ne le voit ; il s'approche de moi me tire par le pan de mon habit; je comprends fort bien ce signe , j'avance la main discrètement, je saisis la bourse, personne n'en voit rien , et la voilà.

( Pédro tourné vers Cazini, a toujours V air de lui raconter ce qui syest passé entre le colonel et lui ; et au moment où il dit , j’avance la main , il présente Vautre au colonel qui lui donne la bourse , il la repasse vivement derrière son dos et la montre à tout le monde . )

ROSALINE

A la fin?

PÉDRO

Je puis vous assurer, monsieur, que je vous ai dit l’exact# vérité.

a* LES PROJETS DE MARIAGE,

Cela n est pas difficile à croire.

Ma franchise mériterait de votre part

coït”: bm’ ^ ---V» de la hardiesse de ce

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