PAR
Le Docteur Jules LUYS
Messieurs,
Vous avez entendu, dans une des précédentes séances, le rapport aussi sage que modéré de notre collègue le docteur Blanche, relatif à la révision de la loi de 1838 sur les aliénés.
Chargé comme vice-président de cette Commission de suivre la direction de ses travaux, je dois vous dire tout d'abord que ce rapport exprime d'une manière complète . l'ensemble de nos idées, et que les solutions proposées sont l'expression légitime d'une unanimité qui ne s'est pas démentie sur un seul point.
Je viens donc aujourd'hui devant vous, non pas adresser des critiques à ce consciencieux travail, mais insister tout d'abord sur l'esprit général, qui, à mon avis, devait seul l'inspirer, puis sur quelques points secondaires sur lesquels je désire tout particulièrement appeler l'attention de l'Académie.
Mes observations porteront donc sur trois points :
1° Sur l'esprit général qui doit animer un rapport fait par des médecins sur cette question du régime des aliénés ;