A VANT'PROPOS
demandant à V organisation politique de leur choix que de protéger leur propriété et d'en servir les intérêts. Ils aimaient la liberté parce qu'ils en pouvaient largement bénéficier, et ils avaient besoin d'un gouvernement central fort qui les protégeât dans leur liberté, c est-à-dire dans la jouissance de leur propriété et dans leur capacité de l'augmenter. L ant i- fédéralisme {ou Républicanisme , comme on l'appelait alors) correspondait aux intérêts et préjugés de la masse du peuple américain sans argent, sans éducation et sans expérience. La division des intérêts et la controverse qui en résulta était vive et entraîna certaines conséquences très malheureuses. Précisément parce que les anti-fédéralistes étaient de fougueux démocrates et se méfiaient de toute autorité politique efficace, Ips Fédéralistes en vinrent à identifier à la fois l anti-fédéralisme et la démocratie avec le désordre politique et l' instabilité sociale. Ils forgèrent la Constitution non pas comme l'expression d'un credo démocratique, mais en partie comme une forteresse légale contre les erreurs possibles et les défaillances de la démocratie. L'économie de la Constitution eut surtout pour but d'entourer la liberté de garanties de toute sorte : institutions, représentations libres y garanties légales aussi fortes que possible, prêcniilions contre le danger d'un excès de puissance dans l'ensemble du gouvernemmt , système de freins rt de balances qui assureraient f indépendance réciproque de l'exécutif, du législatif et du judiciaire. Mais, dans une telle méthode d'organisation politique, tout était calculé pour entraver la volonté popiilairr. précisément dans la mesure oit elle ne se conformait pas il ce que lis Fédéralistes crovairnt être les éléments essentiels d'un i^rtlre politique et social stable. Elle pervertissait ainsi et faussait, m le nu ttant en opposition avec le principe democrat iqur, le princip< national (ju'ellr rrpré-