CRAN
Pour les adénopathies, il faut faire un curage complet, souvent bilatéral, suivi quelques jours après d’une application de radiumavec des tubes placés dans un masque en collier.
3° Les radiations seules.
Ici, les résultats du traitement par le radium en aiguillage ou sur masque, sont en général mau- Vais, car, ou bien on a des récidives « in situ »et
ganglionnaires, ou bien on a de l’ostéo-radio-né-
crose par rayonnement secondaire des ions lourds de l’os.
Le traitement par la radiothérapie seule donnerait moins de radio-nécrose, mais il est souvent insuffisant pour détruire complètement la lésion à lui seul.On peut associer les rayons X et le radium.
4° L’électro-coagulation suivie dé curiethérapie.
C’est la méthode qu'ont étudiée et appliquée MM. Gernez, Moulonguet et Mallet au Gentre anticancéreux de l'Hôpital Tenon, elle paraît la plus intéressante et la plus heureuse au point de vue des résultats.
Les auteurs distinguent deux cas : le premier est celui où le point de départ est le plancher de la bouche où la gencive constituant des lésions limitées ; le second est formé par tous les cancers éten-
dus.
a) Principes de la méthode. Le cancer se déve-
Lg
loppant dans la partie supérieure (pars alvéolaris) dumaxillaire qui est spongieux et laissant intacte la partie inférieure (basis mandibulae) qui est compacte, la méthode consiste à détruire la partie supérieure et à conserver la partie inférieure qui assurera la continuité de l’os.
Il faut : détruire « in situ » et dans une seule séance tous les tissus suspects, ne pas dépasser la cavité buccale pour éviter l’inoculation des espaces celluleux du cou, ne pas rompre l'arc mandibulaire pour éviter les graves déformations postopératoires.
Avant d'opérer on a fait une radiographie et on a recherché les dents ébranlées ce qui permet d'évaluer l’étendue de l’envahissement osseux.
b\ Technique. Les auteurs se servent des appareils de Beaudouin-Gondet à ondes entretenues et amorties, l’un d'intensité de 5 à 6 ampères, l’autre de 15 à 20 ampères selon les cas.
Une anesthésie régionale suffit presque toujours et le malade est mis en position demi-assise.
L'appareil donne des effets destructeurs, cautérisants et chauffants ; il se produit de la rétraction, puis de la dessication des tissus sans hémorragie : il faut détruire les bourgeons épithéliaux, ne s’arrêter qu’en région parfaitement souple, ensuite, il faut détruire l’os en profondeur et ici, c’est l’expé-