TRAITEMENT
Des méthodes nombreuses de traitement ont été essayées sans succès ; tour à tour la chirurgie, la physiothérapie ont eu un succès passager. Nous examinerons très brièvement le traitement chirurgical, l’association de la chirurgie et de la curiethérapie, le traitement par les rayons, enfin, le traitement par électro-coagulation suivi de curiethérapie.
1° La chirurgie seule.
Nous ne rappellerons que les opérations de Morestin et de Vallas. ss
a) Si le plancher buccal n’est pas profondément envahi, Morestin procède à une résection partielle -du maxillaire inférieur en laissant si possible, une baguette osseusé, sectionne les tissus infiltrés à la demande et recouvre la plaie avec de la muqueuse, temps opératoire dont dépend le succès de l’opération.
b) Si le plancher est envahi, il faut procéder à l'opération de Vallas qui consiste en une résection large et parfois totale du maxillaire inférieur, la section d'une grande partie de la langue, des piliers antérieurs, etc. à la demande ; il faut ensuite
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reconstituer une cavité buccale avec de la muqueuse pour éviter l’infection des espaces celluleux du Cou.
Ces opérations sont complétées par un évidement ganglionnaire soigneux,presque toujours bilatéral.
2° L'association chirurgie-radiumthérapie.
Il existe ici, deux manières de procéder :
a) Selon Raymond Bernard, après une désinfec-
tion de la bouche pendant piusieurs jours par des.
lavages au bock, on incise la gencive sous anesthésie locale et on resèque la partie du maxillaire qui est cancérisée, on reconstitue la gencive et dès que les suites opératoires le permettent on fait de la curiethérapie par puncture ou masque ; le traitement des ganglions n’est pas spécifié.
b) Selon Gérard Maurel et René Weill, on fait une exérèse chirurgicale totale de la tumeur aussi bien dans les tissus mous que dans letissu osseux; cinq à huit Jours après l’opération, on fait une application de tubes ou d’aiguilles dé radium qui sont assez faciles à maintenir dans la cavité rétentive laissée par l’exérèse ; la surface primitivement rouge devient blanc nacré, cicatricielle. Si la résection du maxillaire a interrompu sa continuité, il faudra envisager un appareil de prothèse pour éviter les déviations.