OBSERVATIONS
Nos recherches ont porté sur environ 500 observations du Centre Anticancéreux de Montpellier, échelonnées de 192% à 1936 inclus. Ces observations se rapportent à des cas d’épithéliomas de la lèvre inférieure et des commissures labiales, de la gencive inférieure, du plancher de la bouche, de la langue, des amygdales, du vaile du palais et des piliers antérieurs, en somme de toute la muqueuse du revêtement buccal.
De toutes ces observations nous n’en avons retenu que 21, dans lesquelles la propagation osceuse était netteet presque toujours vérifiée par un examen radiologique ; mais la lecture de nombreuses autres observations nous a donné l’impression que l’atteinte osseuse était plus fréquente et que si on l’avait recherchée systématiquement, on serait arrivé à un taux de propagation supérieur à 10 °/, pour l’ensemble des épithéliomas buccaux au lieu du taux de 4 °/, que nous avons trouvé. Ce taux varie d’ailleurs avec l’origine du cancer puisque sur 14 cas de néoplasme des gencives nous avons trouvé 9 fois une atteinte osseuse, tandis que sur 159 cas de néoplasme de la langue nous ne l'avons trouvé que ? fois, et sur 81 cas de néoplasme des amygdales nous n'avons pas trouvé d'atteinte osseuse.
Nous donnons ci-dessous le tableau statisti- :
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-que que nous avons établi.
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Les 21 observations que nous avons retenues sont les suivantes ; nous les avons classées par ordre chronologique et [en quatre chapitres d’après leur origine : gencive inférieure, lèvre inférieure, plancher de la bouche, langue, c’est-à-dire dans l’ordre de fréquence de propagation osseuse: que nous avons trouvée.
A. — Le point de départ est la gencive du maxillaire inférieur
1°) Observation N°25.161 Monsieur S.….. J.., 63 ans, domicilié à Sète, 26, rue des écoles, est entré au Centre le 21 septembre a) Diagnostic : épithélioma de la gencive inférieure à gauche ayant envahi le maxillaire inférieur, puis la langue et le voile du palais.
b) Biopsie (Professeur Grynfeldt) : épithélioma spino-cellulaire, peu de réaction fibroblastique, infiltration leucocytaire monenucléaire, et polynucléaire, mitoses fréquentes, cordons épithéliaux avec kératinisation isolée ou en globes épidermiques parakératosiques
c) Histoire de la maladie : en avril 1925 le malade a fait procéder à l’ablation des deux dernières molaires gauches parce qd’il avait des douleurs lancinantes dans la partie postérieure de la mâchoire inférieure gauche ; quelque temps après,
Te
la gencive a bourgeonné autour et dans les alvéoles vides ; puis une ulcération s’est développée et ‘un Jour, en se regardant dans la glace, le malade a ‘aperçu en avant du pilier antérieur gauche, une petite plaque rouge de la grandeur d’une pièce de Cinquante centimes avec un point blanc au cenire. |
d) A ntécédents : néant. |
e) Etat lors du premier examen : le malade se plaint de douleurs dans la partie gauche de la mâchoire. À l'examen, on note une ulcération bourgeonnante occupant la base et presque toute la hauteur du pilier antérieur gauche, la voute palatine en partie, la paroi buccale correspondante, Ja gencive et s’étendant jusqu’à la langue. On applique un traitement par le radium.
f) Examens ultérieurs. Le 19 octobre 1925, les ulcérations sont cicatrisées, il y a une radio- -épidermite assez avancée sur la joue gauche.
Le 21 octobre 1925, un examen radiographi= -que fait par le Professeur Lamarque, montre un maxillaire inférieur très atteint et une perte de substance au niveau du gonion gauche.
Le 7 Janvier 1925, l’état général est excellent ; localement il y a de petites ulcérations ne paraissant pas néoplasiques maâis faisant penser -cliniquement à une radionécrose secondaire tardive, or une biopsie montre qu’il s’agit d’un épi-
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