‹ Les Prophètes d'Israel et les religions de l'OrientChapitre 103 sur 130 · LA NOUVELLE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE JÉRUSALEM

.\ Is planteront des vignes et ils en mangeront les fruits … Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbr Et mes élus jouiront de l’œuvre de leurs mains, Ïs ne travailleront pas en vain, Ils n’enfanteront plus pour la mort, Ce sera la race des bénis de Iahvé, Et leurs enfants demeureront avec eux..

Avant qu’ils m’appellent, moi je répondrai, Avant qu’ils aient fini de parler, je les exaucerai t,

Et maintenant de génération en génération les enfants d'Israël vont se transmettre ce grand rêve du renouveau du monde et du Paradis retrouvé. Hénoch et la Sibylle, le IV: Esdras et le prophète de Patmos contempleront dans les lointains la ville de saphir et d’émeraude. Et pour tous ceux qui souffrent en silence sous l’oppression des méchants, pour tous ceux qui cherchent en tâtonnant et qui luttent sans succès cette vision sera l'éternelle consolation et l’indestructible espérance.

Gloire soit aux voyants du judaïsme. Ils ont annoncé la bonne nouvelle aux nations, ils ont préparé le berceau de Jésus !

1 Esaïe LV, 17, 19 à 24.

Cette idée de la nouvelle création fait penser à la grande doctrine mazdéenne la frashôkéréti. Les analogies sont évidentes. En vain, Sôderblom (La vie future d'après le mazdéisme), fait-il remarquer que l’avenir messianique des prophètes est une crise de l’histoire et la frashôkéréti de l’Avesta une catastrophe de la nature. L’opposition est beaucoup moins radicale. Nous avons vu que dans la description du jour de Iahvé et de l’avenir paradisiaque, il y a des éléments naturistes : apparition de Iahvé dans le feu, l’orage, la tempête, fertilité merveilleuse de la Palestine, le désert devenu forêt. D'autre part, la frashôkéréti que les justes doivent préparer de leurs efforts n’est pas un simple drame de la nature.

Mais, nous n'avons pas de raison d'admettre pour Esaïe LXV, 15, une influence même indirecte du mazdéisme, (Malgré Cheyne, Einleilung in das Buch Jesaia, p. 374).

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