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tion populaire. Ils ont donné l’exemple de l’idolâtrie, de la débauche et même du crime. Et le prophète iance contre les clergés de son temps un grand cri de menace et de malédiction...
Que nul ne conteste, que nul ne se livre aux reproches,
Car mon peuple fait comme vous, ô prêtres !.…
Mon peuple périt faute de connaissance.
Parce que vous, les prêtres, vous avez rejeté la connaissance, Je vous rejetterai aussi et vous serez dépouillés de mon sacerdoce ; Parce que vous avez oublié la loi de votre Dieu,
Moi aussi je vous oublierai.
Tous, autant qu’ils sont, ils ont péché contre moi...
Et moi je changerai leur gloire en ignominie.
Ils se repaissent des péchés de mon peuple,
Ils sont avides de ses iniquités.
C’est pourquoi il en sera des prêtres comme du peuple,
Je les châtierai selon leurs voies,
Je leur rendrai selon leurs œuvres.
Ils mangeront et ne seront pas rassasiés,
Ils se prostitueront et ne seront pas apaisés,
Parce qu’ils ont abandonné Iahvé?*,
Les prêtres ont séduit, égaré le peuple. Ils ne demandent aux adorateurs que des sacrifices et des offrandes ; ils ne pensent qu’à organiser des rituels magnifiques et à décorer splendidement les autels. Mais cela n’est que vanité et que mensonge... Iahvé ne veut pas de leurs
sacrifices.
peut que le prophète les ait connus. Mais il n’est pas certain qu’il ait jamais fait allusion à un code écrit. La religion de la loi écrite
n’a commencé qu’au vi siècle en Juda.
1 La traduction littérale du texte masorétique est à peu près inintelligible. Avec Nowack, Wellhausen, nous lisons veammi kamoga,
hakohen. Wellhausen, Die Kleinen Propheten, p. 109-110.
? Osée IV, 4 à 10.