Osée IT 17 ; XIV
ASOSéCAIL "18;
Et les cieux exauceront la terre,
La terre exaucera le froment, le vin nouveau et l’huile, Et ils exauceront Jizréel.…
Je serai comme la rosée pour Israël,
Il fleurira comme le lis.
Il poussera ses racines comme le Liban,
Ses rameaux s’étendront ;
Il aura la magnificence de l'olivier,
Et les parfums du Liban,
Cette double perspective du châtiment et de la réconciliation, ces alternatives de menaces et de promesses donnent à la prophétie d’Osée une puissance dramatique extraordinaire.
Tantôt le prophète, l’âme bouleversée par le spectacle de l’impiété de son peuple, annonce les pires catastrophes Puis, tout à coup, Iahvé se rappelle son ardent amour pour Israël et à la malédiction succèdent les effusions passionnées.
1 Osée XIV, 6-7.
Que sera cette société de l’avenir ? Israël restera-t-il dans l’inorganisation de la tribu primitive, comme au temps où il n’y avait ni roi ni prêtre et où lahvé seul était maître ? 1I semble que ce soit là l’esprit de la prophétie. Nous avons vu combien Osée est hostile à la royauté. S'il est question (III, 5), du jour messianique où « les enfants d'Israël chercheront Ilahvé leur Dieu et David leur roi », et de la restauration de l’unité nationale (II, 2), quand « les enfants d'Israël et les enfants de Juda se donneront un même chef ». Mais c’est sans doute une interpolation judaïte et exilique. Il n’est pas impossible qu’un prophète du Nord ait ainsi exprimé son loyalisme davidique. Mais l’idée d’un Messie, d’un prince gouvernant Israël est tout à fait déplacée dans le cadre des chap. I à III. Il n’est question que de Iahvé l’époux et d’Israël l’épouse infidèle et toujours aimée. Pourquoi tout à coup ce troisième personnage, le roi issu de David (que nous ne retrouverons pas ailleurs). Est-il admissible que la fidélité à la maison de David soit mise sur le même plan que la fidélité à Iahvé,
SSEMENT D’ISRAEL
LINE RE AU PU | PPT Que te ferai-je Ephraïm ? | CR Eu RE { . > Î rl p 1 FT NTER Dois-je te livrer Israël ? | ÿ N Ù js Te traiterai-je comme Adama ?
PÉTER Te rendrai-je semblable à Tseboïm ?
, # ] : { # * “te UE Mon cœur s’agite au-dedans de moi, Toutes mes compasions sont émues, à É Je n’agirai pas selon mon ardente fureur ; | 710 Je renonce à détruire Ephraïm ; x Car je suis Dieu et non pas un homme, PA TENTE Je suis le saint au milieu de toi, Fe 484 Et je ne viendrai pas avec colère t, AR ie À Û 1e et) 1 Osée XI, 89.
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Esaie lahvé le Saint d'Israël
Pendant que le royaume du Nord s’effondrait au milieu des crises, Juda suivait ses destinées dans des circonstances obscures, mais à l’abri des grandes agitations politiques et des révolutions. La pauvreté de ses ressources et le peu d'importance de son territoire le condamnaient à un rôle secondaire. Il ne comptait en Orient que comme allié ou vassal d'Ephraïm. Cependant il était beaucoup plus que son puissant parent organisé pour durer longtemps. Il n’avait pas à craindre des voisins par trop redoutables. Depuis des siècles, l'Egypte avait cessé d’être une puissance conquérante, les Edomites étaient tributaires et les Philistins avaient perdu leur ancienne importance. Avec cela, Juda avait une dynastie stable. Héritière de grands souvenirs, la maison de David était vraiment le centre de la vie nationale, et jamais usurpateur ne pouvait tenter de la remplacer. Enfin, la nation était groupée autour d’une vraie capitale : Jérusalem belle encore de la splendeur des premiers temps. Sion était une citadelle imprenable, la place forte du pays, et le temple salomonien était le sanctuaire national par excellence, le lieu où Iahvé faisait sa demeure.