Amos, VI, 2 sq
un temps où l'homme prudent se tait, car ces gens-là haïssent ceux qui les réprimandent à la porte du tribunal et détestent ceux qui leur parlent d'équité^ ». Les prêtres surtout en voulaient à ces hommes sans mandat qui s'arrogeaient de faire dire à Jéhovah des choses dont eux, ses prêtres, ne s'étaient jamais avisés. Le prêtre de Beth-El, le sanctuaire royal, dénonça l'intrus au roi Jéroboam : « Ya-t'en en Juda, dit-il, gagner ton pain à débiter des prophéties! » — « Je ne suis ni prophète, répond Amos, ni fils de prophète ; je ne suis qu'un berger qui me nourris de sycomore ; mais Jéhovah m'a pris d'auprès de mes brebis et m'a dit : « Va prophétiser à mon peuple en » Israël^ ! » Car quand le Seigneur l'ordonne, il faut que le prophète parle, en dépit de qui lui ferme la bouche : « Quand le lion rugit, qui ne tremblerait? Quand l'Eternel parle, qui ne prophétiserait^?... »