‹ Les prophètes d'Israel (volume 2)Chapitre 26 sur 110 · Ezéchias, 726-697; Josias · texte numérisé non relu

Ezéchias, 726-697; Josias

trop enfoncé sans retour dans son égoïsme, dans son étroitesse de pensée et de cœur, pour suivre où l'appelle l'infime minorité prophétique. La nation présente, telle que les siècles l'ont faite, ne réalisera pas Tordre nouveau, elle en est avec conscience ou sans conscience l'ennemie inconvertible; elle est Tobstacle, il faut qu'elle périsse. Il faut qu'Israël soit emporté dans la tempête, que l'élément impur s'y engloutisse, et alors le débris épuré qui reste, couvé et élevé par la doctrine prophétique, reviendra en Palestine fonder l'Etat idéal. Les déceptions de l'histoire divisent ainsi en trois actes le drame prophétique ; le premier est animé par l'illusion généreuse qui veut construire directement l'avenir avec le présent, le second est rempli par les destructions nécessaires, le troisième par la restauration devenue possible.

Le premier acte est dominé par Isaïe, le second par Jérémie, le troisième par le grand Anonyme de la captivité.

Les cris et les larmes d'Amos et d'Osée furent perdus sur Israël. Les aventuriers se succèdent sur le trône : un d'eux, Menahem, fait éventrer les femmes enceintes des villes qui résistent M Israël à l'agonie ne retrouve d'énergie que contre Juda : « Chacun dévore la chair de son propre bras : Manassé contre Ephraïm, Ephraïm contre Manassé, et tous deux ensemble contre Juda^. » Un roi d'Israël, Pékah, qui dure plus longtemps que les autres (758-738), se ligue contre Juda avec le roi de Damas, et Jérusalem est mise aux abois par cette coalition fratricide ^ Quand la nouvelle

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