Nahum, III
2. L'alliance avec Babylone, rivale de Ninive, seule capable de contre-balancer la formidable machine de conquête assyrienne, était dans la tradition politique de Juda depuis Sennachérib et Ezéchias : Rois II, xx; Isaïe, XXXIX.
mourir à Jérusalem, et les hommes et les femmes chantèrent sur lui des lamentations qui se renouvelèrent longtemps chaque année, le jour anniversaire du désastre. Jérémie composa une élégie, qui est perdue, sur le jeune roi qui emportait avec lui tout l'avenir de la réforme ^ Son fils, Joachaz, couronné roi aussitôt, fut détrôné par Néchao et après trois mois de règne partit captif en Egypte : « Ne pleurez pas sur celui qui est mort, s'écria Jérémie, ne gémissez pas sur lui : pleurez, pleurez sur celui qui s'en va, car il ne reviendra pas et ne reverra plus la terre où il est né M »
L'agonie de Juda allait commencer. Néchao avait installé pour roi un autre fils de Josias, Joiakim (608-o98). Juda devenait un enjeu de plus dans la main de l'Egypte dans sa lutte contre Babylone. Entre les deux formidables adversaires, il fallait au petit Juda, pour n'être pas écrasé, beaucoup d'habileté politique et beaucoup de loyauté. Les successeurs de Josias