Id., p
croient-ils pas que Dieu aies sages en aversion, qu’il grave ses décrets, non pas dans l’âme humaine, mais dans les entrailles des animaux, ou bien que les idiots , les insensés et les oiseaux, par un souffle et un instinct divins, le prédisent; tant la crainte fait extra vaguer les hommes 1 . »
Les idées de Spinoza furent, en 1678, reprises sans modifications parl’oratorien Richard Simon dans son Histoire critique du Vieux Testament.
Peu après, Hermann Reimarus, dans ses Fragments de Wolfenbüttel , attira l’attention sur la méchanceté des prophètes, ainsi que sur l’inconscience des écrivains bibliques relativement à certains faits immoraux, tels que le vol par les Rene-Israël des vases précieux appartenant aux Égyptiens, et l’extermination des habitants du Kea&ân.
Pour Eichhorn, qui écrivait à la fin du xvm e siècle, les livres sacrés s’expriment sans artifice et conformément aux opinions reçues au temps où ils furent rédigés. Tant que l’esprit humain n avait pas encore pénétré la véritable cause des phénomènes physiques, il faisait déri-