‹ Les prophéties et leur accomplissement littéralChapitre 7 sur 42 · CH. II. CONCERNANT BABYLONE · texte numérisé non relu

CH. II. CONCERNANT BABYLONE

monde*". Ses murailles semblaient plutôt des fortifications naturelles que le résultat des efforts de rart*^ Le temple de Bélus, haut de 600 pieds ; ses jardins suspendus ^ dont les terrasses s'élevaient au niveau des murailles; les quais de l'Euphrate; les 100 portes d'airain ^ et le lac artificiel, dont le circuit était de plus de 100 milles et la profondeur de 35 pieds au moins; tant de merveilles réunies sur un seul point offraient les monuments les plus imposants de la puissance de ^homme*^ Cependant ce fut lorsque Babylone eut atteint la plénitude de son pouvoir , et 160 ans avant qu'aucun ennemi eût pénétré dans son enceinte, que, selon le calcul chronologique le plus exact, la voix de la prophétie vint annoncer hautement le sort inévitable qui l'attendait. Une dé-

(15) Pline, Hist. Naturelle, 1. V, ch. 26.

(46) L'étendue des murs de Babylone était de 840 stades, c'est-àdire de 21,000 pas, selon Hérodote; selon Pline et Solinus, de 60 milles romains, distance égale à la précédente; selon Strabon, de 385 slades ; selon Diodore de Sicile, d'après les témoignages presque unifor^nes de Stésias et de Glitarque, qui tous les deux visitèrent Babylone, de 360 à 365 stades; enfin, selon Quinte-Curce, ces murs avaient 368 stades. La différence presque insignifiante qui existe entre les calculs des trois derniers auteurs tend à en corroborer Pexaclitude. Peut-être qu'il se trouvait une erreur dans le texte d'Hérodote, qu'il devait indiquer 380 au lieu de 480, et que cette erreur a été copiée par Pline et Solinus. Sa différence en plus de 20 à 25 milles pourrait alors s'expliquer, soit que les uns aient compris les fossés dans la circonférence de la ville, soit que les autres les en aient déduits. Parce moyen on parvient ù faire concorder les diverses supputations dont nous venons de parler. Le major Renne! , estimant le stade à 491 pieds, évalue l'étendue du m-ur à 34 milles dont 8 et demi de chaque côté.

Les contradictions et les variations dans les calculs faits ôe la hauteur et de l'épaisseur de ces murs viennent probablemeiit de ce que ces calculs remontent à des époques différentes. Hérodote dit qu'ils avaient 200 coudées ou 300 pieds de haut, et 50 coudées ou 75 pieds de large. Selon Quinte-Curce ils n'en avaient que 150 de hauteur et 32 de largeur, tandis qu'au dire de Strabon leur hauteur n'était que de 75 pieds et leur largeur de 32.

(17) Ilérod., 1. I, ch. clxxviii. — Diod. Sic., Il, p. 226. — Pline, V, XXVI. — Quinte-Curce, V, iv.

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eadonco proj^iessive la réduisit vn poussière, el les Ecritures nous marquent dans le [)lus {^rand détail eliaque |)rogrès de cette décadence et sa désolation finale et complète. Ce fut lorsqu'une» inagnilicence sans bornes entourait Bahylone la superbe que la plume du prophète décrivait Babylone la détruite dans les termes mêmes que les voyageurs emploient aujourd'hui. Nous pouvons suivre la chaîne de ces prophéties depuis le commencement jusqu'à la fin de leur accomplissement.

L'immense fertilité de la Chaldée, qui conserva encore le nom de Babylonie jusqu'à l'ère chrétienne^', répondait à la grandeur de Babylone. C'était la plus riche contrée de l'Orient *\ La Babylonie n'était qu'une vaste étendue de plaines arrosées et enrichies par l'Euphrate et le Tigre; de nombreux canaux s'étendaient d'une rivière à l'autre; l'eau était ainsi distribuée sur tous les champs par la main de l'homme et par des machines hydrauliques ^% ce qui-, dans ce doux climat et sur ce sol fertile ^ occasionnait une richesse de productions sans égale dans les temps anciens ou modernes. Hérodote dit qu'il ne sait comment décrire cette étonnante fertilité, qu'il fallait en être témoin oculaire pour y ajouter foi; et quoicjue Grec lui-même, et écrivant dans la langue d'un pays célèbre par sa richesse ^ il ne s'attend pas à ce que l'on puisse croire la description qu'il fait d'après ses observations personnelles; et selon lui, et selon Strabon et Pline, les trois meilleures autorités que nous puissions citer 5 la Babylonie était la contrée la plus riche en blé, le sol ne produisant jamais moins qu'aux

(18) Strabon, 1. XVI , p. 743.

(19) Jgrinn totius OrieniU fertilissimnm» Pline, Ilist, Naturelle, 1. V, ch. XXV [. — (20) Hérod., I, cuii.

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deux centuples 5 ce qui nous paraît presque incroyable; et cependant Strabon, le plus ancien des géographes , s'accorde avec le père de l'histoire pour assurer que le sol a même rapporté aux trois centuples, le grain étant en outre d'une grosseur prodigieuse^'.

Après avoir été soumis au joug persan , la Chaidée fut encore considérée comme un des gouvernements les plus importants de l'empire " ; cette province, non-seulement dut fournir des chevaux pour le service militaire du royaume, mais encore dut entretenir 17,000 chevaux pour l'usage particulier du souverain. Sans parler des subsides mensuels , le tribut que la Chaldée payait pour les besoins du roi et de son armée faisait le timers de tout le revenu du royaume de Perse , qui s'étendait alors depuis l'Hellespont jusqu'aux Indes. Hérodote dit en passant qu'il y avait quatre grandes villes dans le voisinage de Babylone.

Et telle était la grandeur de la Chaldée qu'une première conquête ne suffit pas pour la détruire ; elle survécut même à la destruction de sa capitale, et lorsque « la gloire des royaumes » eut succombé, une nouvelle capitale succéda à l'autre, et ne tarda pas à s'élever dans le pays de la Chaldée.

La célèbre ville de Séleucie fut fondée et construite par Séleucus Nicanor, roi d'Assyrie, un des successeurs d'Alexandre-le-Grand , 293 ans avant Jésus-Christ, et trois siècles après la prédiction faite par Jérémie. Dans le premier siècle de l'ère chrétienne, elle contenait 600,000 habitants^\ Les rois des Parthes transportèrent le siège du gouvernement à Ctésiphon, sur la rive opposée

(21)Strabon, XVÎ, p. 742-

(22) Hérod., 1. I, ch. cxcii. — (23) Pline, V, xxvi.

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du Tii^i'i*^ <'ii liiMMit leur séjour (riiivor, ol celte ville , ifabord siujple villai^c, devint riche et llorissanle^\ Six siècles après la dernière [)r()j)lièlie , la Clialdèe pouvait se vanter de posséder encore d'autres (grandes villes, telles qu'Artémise et Sitacène'^". Lors de l'invasion de Julien, dit Gibbon , « c'était un pays agréable et fertile , » et au septième sijècle , sous le règne de Chosroès , la Clialdée présentait le plus magnifique tableau. Sa demeure favorite à Artémise, ou Destagered, était située au-delà du Tigre 5 soixante milles au nord de Ctésiplion, la capitale. «Les pâturages voisins, dit Gibbon, étaient couverts de troupeaux; le paradis ou parc abondait en faisans, en paons , en autruches et daims , et en sangliers sauvages; et quelquefois même on lâchait des lions et des tigres pour animer la chasse : on conservait 960 éléphants et 12,000 grands chameaux pour l'usage du roi; 18,000 plus petits servaient a transporter ses tentes .et ses bagages , et récurie royale contenait 6,000 chevaux et mulets; 6,000 soldats montaient la garde devant la porte du palais , et le service des appartements se faisait par 12,000 esclaves. Les trésors en or, argent, pierreries, soieries, aromates, étaient déposés dans 100 caveaux ^^)>

Dans le huitième siècle, les villes de Samorah, d'Horounieh et de Djasserik ne formaient, pour ainsi dire, qu'une longue rue qui s'étendait à 28 milles ^^ La Chaldée était donc, avec son riche sol et son doux climat, le dernier pays du monde qu'on eût pu croire destiné à une désolation totale; car encore aujourd'hui il n'y a pas le moindre doute que, si l'on prenait les mesures nécessaires,

(24) Strabon, XVI , p. Zi73. — (25) Ibid., p. 7Z}/i. (26) Histoire de Gibbon, vol. IV, cli. xlyi, p. /i23. (57) Géographie de Malte-Brun, II, p. 119.

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cette contrée ne pût être facilement cultivée ^^ Les prophéties relatives à la terre de Clialdée et à Babylone sont fort nombreuses ^ et le long intervalle qui s'est écoulé depuis qu'elles ont été prononcées n'a servi qu'à en rendre l'accomplissement plus complet. Les jugements du ciel ne sont pas sujets au hasard^ ils sont sûrs ; ils ne sont point arbitraires , mais justes ; et ils furent rendus contre les habitants de Babylone à cause de leur idolâtrie ^ de leur tyrannie , de leur orgueil , de leur avarice^ de leur ivrognerie ^ de leur astuce et de leur méchanceté. Leur idolâtrie était tellement brutale 5 ou plutôt ils faisaient tellement servir la religion d'instrument à leurs passions ^ que les rits les plus abominables étaient usités parmi eux et formaient même une partie de ce culte • dont les auteurs païens parlent avec indignation et avec horreur. Quoique enrichis des dons de Dieu^ les Chaldéensne cherchaient passa gloire , et maintenant toute cette gloire qui s'étendail sur la plaine de Shinar n'est que désolation et ruine. Yoici comment la parole de Celui qu'ils méprisaient annonça leurs malheurs :

« Prédiction contre Babylone révélée à Esaïe^ « filsd'Amos : Il y a aux montagnes le bruit d'une « multitude, tel que celui d'un grand peuple^ un « bruit d'un son éclatant^ des royaumes.^ des na- « tions assemblées. L'Éternel des armées fait la c< revue pour la guerre. L'Éternel et les instru- « ments de son indignation viennent d'un pays « éloigné, du bout des cieux^ pour détruire tout c( le pays. » — « Voici ^ la journée de l'Éternel qui c( vient est cruelle ; elle n'est que fureur et ar- « deur de colère, pour réduire ce pays en désola- (^ tion, et il en exterminera les méchants. »

(28) Recherches philosophiques de Bombay, I, p. 124

2H HAHYLONE. CU. H.

« Il en s(Ma de IJahylone, la noblesse des royau- << mes, et. la {ijloire de l'orgueil des (^lialdéens, <^ eoiniiie quand Dieu renversa Sodonie et Go- « niorrhe. Elle ne sera jamais rétablie; elle ne << sera habitée en aueun temps; les Arabes n'y << dresseront plus leurs tentes et les bergers n'y « panjueront plus. Mais les bêtes sauvages des « déserts y auront leurs repaires, et leurs maii^ sons seront remplies de fouines ; les chats-huants « y habiteront, et les chevreuils y sauteront; et « les bètes sauvages des îles et les dragons hur- « leront , se répondant les uns aux autres dans « ses palais, dans ses maisons de plaisance ^^. Tu « te moqueras ainsi du roi de Babylone, et tu lui « diras : Comment Texacteur se repose-t-il? Corn- « ment se repose celle qui était toute d'or? On a « fait descendre ta magnificence dans le sépul- « cre 5 avec le bruit de tes instruments ; tu es « couché sur une couche de vers , et la vermine « te couvre ; tu as été jeté loin de ton sépulcre « comme un tronc pourri. » — «J'abolirai le nom « de Babylone, et ce qui y reste , le fils et le pe- « tit-fils , dit l'Eternel. Je la rendrai la demeure « du butor^ et je la réduirai en marais d'eaux et « je la balaierai d'un balai de destruction , dit « l'Éternel des armées ^\ » — « Elle est tombée, .^i elle est tombée, Babylone, et toutes les images « taillées de ses dieux ont été brisées et jetées « par terre ^\ » — « Ainsi a dit l'Éternel, qui dit « à l'abîme : Sois desséché, je tarirai tes fleuves; « qui dit de Cyrus : Il accomplira toute ma voit lonté ; j'ôte la force aux rois afin qu'on ouvre « les portes devant lui, et qu'elles ne soient point K fermées. » — « Bel est tombé sur ses ge- « noux ^^ ! » — « Descends, sieds-toi sur la pous-

(29jEsaie, XIII, 4, lu 5, 9, 19, 22. — (30) Ibid., XIV, 4, 11,19, 22, 2:5.— (31 ) II). XXI , 9. --(o2) Ib. XLIV, 27, 28; XLV, 1 ; XLVI , 1 .

CM. ih BABYLONfi. 2')

«sière, vierge, fille de Babylone, sieds-toi à « terre ; il n'y a plus de trône pour la fille des « Chaldéens ; car on ne parlera plus de ta mol- « lesse et de ta délicatesse. » — « Sieds-toi « dans le silence et entre dans les ténèbres, fille « des Chaldéens ; car tu ne seras plus appelée la « souveraine des royaumes. » — « Tu as dit: Je <' serai reine à toujours ; maintenant donc écoute « ceci, toi, voluptueuse, qui habites en assurance, « et qui dis en ton cœur : C'est moi, il n'y en a point « d'autre que moi; je ne demeurerai point veuve, « et je ne saurai point ce que c'est que d'être « privée de mes enfants. C'est que ces deux cho- « ses t'arriveront en un moment , en un même << jour, la privation d'enfants et le veuvage ; elles « viendront sur toi dans tout leur entier, à cause <v du grand nombre de tes enchantements et de « la multitude de tes enchanteurs; car tu t'es « confiée dans ta malice, etc., etc. C'est pourquoi « le mal viendra sur toi, et tu ne sauras pas quand « il arrivera; et une affliction tombera sur toi que « tu ne pourras point détourner, et une desolate tion que tu n'auras pas prévue viendra subite- « ment sur toi '^ » — « Je ferai la punition de « Babylone et du pays des Chaldéens que je réi( duirai en des désolations éternelles. Et j'exé- « enterai sur ce pays-là toutes mes paroles que « j'ai prononcées contre lui, toutes les choses qui « sont écrites dans ce li ^re, lesquelles Jérémie a « prophétisées contre toutes ces nations. Car de « grands rois aussi et de grandes nations les as- <( sujétiront, et je leur rendrai selon leurs ac- <i tions et selon l'œuvre de leurs mains "\ »

« La parole que l'Éternel prononça contre Bait bylone et contre le pays des Chaldéens par le

( 33) Esaïc, XLVII, 1, 5, 7, 11. — (34) Jérémie , XXV, 12, 14*

30 liAliVLONE. eu. IL

'' moyen de Jéréinic le proplièle : Faites savoir ^' parmi les nalioiis, et piihliez-le, et élevez Tcn- « seij^jiie, publiez-le, et ne le ea(îliez point; dites: '' Bal)ylone a été prise , lîel est rendu liontcMix; ^' Méi'odac est brisé; ses idoles sont rendues lion- ^^ teuses, et ses dieux infâmes sont mis en pièces. « Car une nation est montée contre elle de de- « vers l'Aquilon 5 elle mettra son pays en désola- « tion, et il n'y aura personne qui y habite; les « hommes et les bêtes s'en sont fuis ; ils s'en sont « allés ^^. » — « Car voici , je m'en vais susciter et « faire venir contre Babylone une multitude de « grandes nations, du pays de l'Aquilon; elles se « rangeront en bataille contre elle , de sorte « qu'elle sera prise. Leurs flèches seront comme « celles d'un homme puissant, qui ne fait que dé- « truire et qui ne retourne point à vide. Et la « Chaldée sera abandonnée au pillage, et tous « ceux qui la pilleront seront assouvis, dit l'Éter- « nel. Elle sera toute la dernière entre les na- « tions , elle sera un désert , un pays sec , une « lande. Elle ne sera plus habitée à cause de Fin- « dignation de l'Éternel ; elle ne sera tout en- « tière que désolation ; quiconque passera près « de Babylone sera étonné, et lui insultera à cause « de toutes ses plaies ^^ » — « Ses fondements « sont tombés, ses murailles sont renversées; car i< c'est ici la vengeance de l'Éternel ; vengez- « vous d'elle ; faites-lui comme elle vous a fait. « Retranchez de Babylone celui qui sème et ce- « lui qui tient la faucille au temps de la moisson ; « que chacun s'en retourne vers son peuple, et « que chacun s'enfuie vers son pays à cause de « l'épée qui désole tout ". » — « Monte sur la « terre des rebelles; monte contre eux, contre les

(35) Jérémie, L, 1, 2, 3. — (36) Ibid., 9, 10, 12, 13. (37) Ibid., 15, 16.

« habitants destinés a la visitation ; tue et détruis « à la façon d'interdit ceux qui sont après eux : « l'alarme est au pays et une grande calamité. « Comment est mis en pièces et rompu le marteau ^< de toute la terre ? Comment Babylone est-elle ^< en étonnement parmi les nations ? Je t'ai tendu « des filets, et aussi as-tu été prise, ô Babylone ! « et tu n'en savais rien ; tu as été trouvée et « même atteinte, parceque tu t'en es prise à l'E- « ternel. L'Eternel a ouvert son arsenal , et en a « tiré les armes de son indignation , parceque le « Seigneur, l'Eternel des armées, a une entreprise « à exécuter dans le pays des Chaldéens. Venez « contre elle des bouts de la terre; ouvrez ses « granges, foulez-la comme des javelles; détrui- « sez-la et qu'elle n'ait rien de reste ^^ » — « Que << personne n'échappe ; rendez-lui selon ses œu- « vres , car elle s'est élevée avec fierté contre le « saint d'Israël. La superbe bronchera et tombera, « et il n'y aura personne qui la relève ; j'allume- << rai aussi le feu h ses villes , et il dévorera tout <î autour d'elles ^. »

«L'épée est sur les Chaldéens, dit l'Eternel , et < sur les habitants de Babylone, sur ses principaux « et sur ses sages; répée est tirée con treses devins, <^ ils seront reconnus insensés ; Tépée est sur ses « hommes forts, et lisseront éperdus; Tépéeestsur « ses chevaux et sur ses chariots, et sur tout l'amas <^ de diverses sortes de gens qui sont au milieu « d'elle , et ils deviendront comme des femmes ; <^ l'épée est sur ses trésors, et ils seront pillés. La « sécheresse sera sur ses eaux et elles tariront, car « c'est le pays d'images taillées , et ils sont fous après <( leurs idoles monstrueuses. C'est pourquoi les « bêtes sauvasses des déserts avec celles des îles

(38) Jéréniie, L, 21, 26. — (39) Ibkl, 29, 32-

32 KAHVLONE. CH. H.

t< y habiteront, et les clials-linaiits y habiteront ^^ aussi, et elle ne sera jamais j)lus habitée , et on « if y demeurera point en quelque temps que cela ^ soit. Il n'y demeurera personne, a dit l'Eternel, ^' et aucun (ils d'homme n'y habitera , comme dans ^^ la subversion que Dieu a faite de Sodome et ' de Gomorrhe et de leurs lieux circon voisins; ^^ voici, un peuple et une grande nation vient de << l'Aquilon, et plusieurs rois se réveilleront du u fond de la terre. Ils prendront l'arc et l'étenc< dard; ils sont cruels et ils n'auront point de c( compassion; leur voix bruira comme la mer, et < ils seront montés sur des chevaux; chacun « d'eux est rangé en homme de guerre contre « toi, fille de Babylone. Voici, il montera comme « un lion à cause du débordement du Jourdain , « vers la demeure forte, et en un moment je les « ferai courir sur elle; et qui me déterminera le « temps? et qui sera le pasteur qui tiendra con- « tre moi? et qui est semblable à moi? C'est pour- « quoi ^ écoutez la résolution qu^ l'Eternel a prise « contre Babylone, et les desseins qu'il a faits « contre le pays des Chaldéens; si les plus petits « du troupeau, dit-il, ne les traînent pas par « terre, et si on ne réduit pas en désolation leur «pays sur eux^\^ »

« J'enverrai contre Babylone des vanneurs qui «la vanneront et qui videront son pays; et les « blessés à mort tomberont au pays des Chal- « déens. Babylone est tombée en un instant, et a « été brisée; hurlez sur elle! prenez du baume «pour sa douleur, peut-être qu'elle guérira. « Nous avons traité Babylone , et elle n'est point « guérie; laissons-la, et nous en allons chacun en « son pays; car son procès est parvenu jusqu'aux

(40) Jérémie, L, 55, 42, 44, 45.

« deux 5 et s'est élevé jusqu'aux nues^*. » — « L^È- « ternel a réveillé Tesprit du roi de Médie, car il «a résolu de détruire Baby lone. » — ^« Tu étais « assise sur plusieurs eaux, abondante en trésors ; « ta fin est venue et le comble de ton gain déshon- « nête. L'Eternel des armées a juré par soi-même, « en disant : « Si je ne te remplis d'hommes « comme de sauterelles, et s'ils ne jettent pas des « cris pour s'encourager contre toi^^ ! »

« Voici, j'en veux à toi, dit l'Eternel, montagne « qui détruis, qui détruis toute la terre ; j'étendrai « aussi ma main sur toi, et je te roulerai en bas du « haut des rochers , et je te réduirai en une montagne « embrasée. » — « Levez l'enseigne sur la terre; « sonnez de la trompette parmi les nations, pré- « parez les nations contre elle ; convoquez contre « elle les royaumes d' Ararat, de Minni et d'As- « ckénaz. Préparez contre elle les nations, les « rois de Médie , ses gouverneurs et tous ses ma- « gistrats, et tout le pays de sa domination. Et la « terre en sera ébranlée et en sera en travail , « parceque tout ce que J'Eternel a résolu a été « exécuté contre Babylone , pour réduire le pays « en désolation , tellement qu'il n'y ait personne <^ qui y habite. Les hommes vaillants de Babylone « ont cessé de combattre , ils se sont tenus dans « les forteresses, leur force a manqué, et ils sont « devenus comme des femmes ; on a brûlé ses de- « meures , et les barres de ses portes ont été « rompues. 11 viendra courrier sur courrier, et « messager sur messager, pour annoncer au roi « de Babylone que sa ville est prise par un bout , « et que ses quais sont surpris; car ainsi a dit « l'Eternel des armées, le Dieu d'Israël : La fille « de Babylone est comme Taire, il est temps qu'elle

(/il) Jérémie, LI, 2,4,8,9. — (42) Ibid., il, i 3, 14.

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