‹ Les prophéties modernes vengées, ou Défense de la concordance de toutes les prophétiesChapitre 15 sur 49 · Voix prophétiques, 5e édit., t. 2, p · texte numérisé non relu

Voix prophétiques, 5e édit., t. 2, p

tt cipe ni de charité ni de justice, et quipr^arent des jours « terribles à r humanité ^. »

a Vous (les hommes de la Révolution) entrerez dans a Rome pour y attirer les plus terribles châtiments qui

• vous atteindront vous-mêmes et vous feront victimes

• de vôtre ambition Prions le Seigneur de suspende dre la rigueur de ses châtiments, et d'éloigner de ce « peuple bien-aimé les conséquences des vengeances « qui ne sont que trop méritées et des malheurs plus ' « grands encore dont sa justice devra punir les coupa- « blés obstinés *. »

« Qu'ils sont à plaindre ceux qui pactisent avec la € Révolution ! Ils veulent jouer avec laRévoIution, et la

( Résolution les engloutira dans ses abîmes Ce sont

tt ceux qui gouvernent, et qui croient pouvoir éteindre j a le feu de la Révolution en rapprochant de près, sans | « s'apercevoir qu'ils sont eux-mêmes atteints par wn ! « feu qui menace d'incendier toute la terre^ et dont les « signes avant-coureurs se font d^à sentir ^. »

« Nous ne pouvons qu'invoquer sur tous... une bénéa diction particulière qui puisse les préserver de non- « veaux et plus terribles châtiments *. »

a II se passe aujourd'hui (dans le monde) quelque < chose de semblable (à ce qui se passait dans les villes

1. Allocution aux représentants catholiques de toutes les nations, 24 janvier 1872. Discours de N. S. P. le Pape, publiés par le K. P. Pasiquale de Franciscis, t. I^'p. 323. [

2. Allocut. à des Romains* de plusieurs paroisses : 18 février 1872.

— Ibid. p. 348-49.

3. Allocut. à des Romains de plusieurs paroisses. 28 avril 1872.

— Ibid., cours, etc., p. 411. i

4. Lettre au cardinal. Antonelli, 16 juin 1872. — Ibid., p. 603.

<( de la Pentapole avant qu'elles ne tussent consumées « parle feu du ciel) : de très-grands malheurs menacent c( le monde, L'Europe ,!rita lie, Rome et beaucoup d'à- « deptes se réjouissent et dansent sur un terrain plein « de danger *. »

« Que Dieu bénisse la ville de Rome et la préserve des (( niaux terribles qui la menacent ^. »

« (Avant le triomphe) il faudra encore passer par le « sang 3. »

2o Les prophéties modernes prédisent le châtiment des méchants , le salut, la délivrance et le triomphe de l'Eglise par le secours divin, par l'intervention miraculeuse du Seigneur, par le grand Monarque, Sauveur envoyé de Dieu.

Ecoutons Pie IX ; il tient le même langage :

tf Nous serons certainement glorifiés par une vengeance « digne de Dieu : savoir, ou par une sincère conversion, « ou par une terrible punition de ses ennemis *. »

• Faites-leur comprendre (k ceux qui sont à la tête <i des peuples) (ô'mon Jésus !) le danger auquel ils sont a exposés y et qu'ils n* attendent pas un autre Moïse qui

1. Allocut. aux officiers de la garde palatine,!®' janvier 1873. — Uttwerg et Monde, 4 janvier 1873:

2. Allocut. aux curés de Rome, le 20 janvier 1873. — Monde ,24-25 février 1873.

3. Paroles adressées auR. P. Chevalier, d'Issoudun : audience du 7 juillet 1872. Annales de Notre-Dame du Sacré- Coeur, août 1872.

4. Allocut. aux Curés et aux Prédicateurs du Carême à Rome, 16 février 1871 . — Discours, etc., par le R. P. dom Pasquale de Franciscis, p. 64.

« pourrait les faire engloutir au passage d'une autre mer « Rouge ^ »

c Nous avons doue ici uue persécution toute préparée

tt et commencée en Allemagne Quant à nous, tour-

<c nons nos regards vers Dieu et finalement nous

• verrons tomber la petite pierre qui brisera le talon du € colosse*, »

« La Révolution doit périr, et c*est Vépée elle-même de

a nos ennemis qui nous en délivrera Rétenons ceci

a pour certain : la Révolution sera tuée^ tuée par ses pro- « près armes^ ces mêmes armes qu'elle dirige contre la « vérité, la justice, l'Église, contre tout ce qu'il y a de I € plus sacré sur la terre... Prions sans relâche, ^f /e ' tt suicide de la Révolution aura lieu lorsque nous nous y f attendrons le moins ^, »

— € Mais, après tant de prières, t)errorw-noti5ap/?arai>€

tt enfin V aurore de la paix ? Et apparaitra-t-elle bientôt ? c II est certain quelle doit luire; mais si ce sera bien-

« tôt, je l'ignore Nous aussi nou^s devons surgir de

c la fange où ils nous ont plongés Nous serons

a certainement glorifiés Qu'il (le Seigneur) nous

c donne la force de nous soutenir dans le chemin épi- € neux sur lequel nous espérons voir reluire une lumière a de miséricorde ^. »

« Si ce n'est pas ce Vicaire de J.-C, ce sera certaine-

1. AUocut. aux Romains de plusieurs paroisses, 3 mars 1872. — Ibid., page 364.

2 . AUocut. aux Cercles teutoniques, 24 juin 1872. Discours, etc. , p. 469.

3. AUocut. en réponse à l'adresse du général Kanzler.» Uniren, 1er janvier 1873.

4. AUocut. à MM. les Curés et Prédicateurs de Rome, 16 février 1871, — Discours, etc., p. 63-54.

« ment un de ses successeurs qui verra cette ville r^ndt*^ « à son premier état y aussi tranquille et florissante qu'elle « Fêtait il y a quelques mois ,.et le Saint-Siège sera reintt tégré dam ses anciens droits '. »

« Le Seigneur fera luire enfin le jour àe ses miséri- « cordes^ et il ^ous déliv,rera des maux qui nous accablent, « Wen doutez point. Que^ la bénédiction que je vous I donne.... vous en soit le gage \ » *

« Le temps d'une plus grande paix viendra ; hâtons-le « par nos prières ^, »

« Nous espérons sortir une bonne fois de la situation « pénible où nous nous trouvons. Même cette musique < que je viens d*entendre doit être pour nous commeun « gage de notre future allégresse ; et ces mélodies nous « annoncent les concerts d'un avenir meilleur *. »

tt Je dis , moi , qu'il est venu un certain temps où f vous-mêmes, jeunes gens et jeunes filles, vous faites des

tt miracles et des prophéties Quanf aux prophéties, on

« peut dire que vous les faites par vos adresses; car je « vous y entends affirmer, avec un pressentiment qui « fait honneur à votre foi, que la fin de tous nos maux « doit certainement venir j je^vousy entends dire que « nous devons sortir une bonne fois de cette condition a déplorable, et que le jour viendra oit les ennemis de VE-

4. Allocut. a^ux Dames romaines, 12 avril 1871. — Discours, etc., p. 74,

2. Allocut. à la Société primaire romaine pour les intérêts catholiques, 15 juin 1871. — Discours, p. 99.

3. Allocut. aux femmes catholiques du Trastevere, 7 janvier 1872. — Discours, etc., p. 312^

^. Allocut. aux Romains de plusieurs .paroisses, 11 février 1872t — Discours, etc. , p. 339.

« glise étant confondm, la Religion ne sera plus ni oppri- <i niée, ni persécutée^ mais au contraire appuyée et sou- « tenue. On peut dire en quelque sorte, chers enfants, « que ce sont là de véritables prophéties; ei mous deyoufi . « espérer que le Seigneur nous en fera voir bientôt riné- < vitable accomplissement ^. »

« Attendons ce retour (de l'influence de la Religion) « quand il plaira à Dieu de nous le faire voir, f espère « qu'ilTaccofdera^ sinon à moi, au moins à mon succès- *f seur, mais il viendra certainement 2. »

« Il nous reste... à prier Dieu qu'il rouvre le trésor a de ses miséricordles, qu'il éloigne les impies et nous c accorde des jours de paix et de tranquillité. En ce qui <c me regarde, je désire finir mes jours au milieu de « cette paix et de ce repos de Tâme. Ten suis sûr, cette « ère de tranquillité reviendra. Comment et quand ? je a rignore ; mais fai la conviction intime que la paix (^ reviendra Ki, «Unissons donc nos prières pour hâter ce le moment où Dieu se prononcera en notre faveur *. »

« Nous espérons que, à l'égal des Hébreux qui arri- « .vèrent sains et saufs au terme, nous pourrons, après a SLVOir traversé miraculeusement cestemps de persécutiony a chanter comme Mo'ise : Cantemus Domino, gloriose tt euim magnificatus est : equum et ascensorem projecit € in mure ^.

1. Allocut. à un grand nombre de jeunes gens romains et de jeunes romaines, 26 mai 1873. — Discours, etc., p. 422.

2. Allocut. au, collège des Prélats et au Conseil d'Etat, 20 juin 1872. — Discours, etc., p. 460. ^

3. Allocut. aux anciens employés delà Police, 1872. — MoThde, 24 juillet 1872.

4. Allocut. à la jeunesse romaine, 2 octobre 1872. — Univ&rgy 7 octobre 1872.

« Que ferons-nous donc, N. T.-C. F., au milieu de ces « incertitudes et de ces craintes, et ne voyant venir « aucun secours d'aucun côté?.... Allons à l'autel de « Dieu, introibo ad altare Dei, et nous entendrons sa « réponse: espérez. Le moment où il réjouira nos âmes tt n'apparaît pas encore clairement à nos regards, mais a il est déjà décidé dans les décrets de la divine Provi-

• dence, et Von verra^ oui, ton verra enfin ce décret de « libération qui fera se relever ce peuple et qui fera se tt relever comme il le mérite le peuple qui appartient à la « capitale du monde catholique ^. »

tt Recommandez-lui les besoins de toute l'Eglise et a du vieillard qui Vous parle, aiin qu'il me donne la «force de prier pour tous, pour rAllemagne, pour la

• France, pour l'Autriche, pour la Suisse, pour TAn- « gleterre, pour l'Espagne, pour le Portugal et pour a cette pauvre Italie. Ah î que Dieu vienne calmer la " tempête et ramener le navire dans le port du salut et « du repos. Sans aucun doute il viendra, et c'est avec cette tt foi que je lève la main pour vous donner la bénédic- « tion du Seigneur •. »

— « Le démon n'est que trop déchaîné contre l'Eglise, « mais on doit espérer/qu'aux jours du combdiijuccétt deront ceux du triomphe 3. »

tt Le Dieu qui humilie est celui-là même qui exalte-

1. Allocut. à la noblesse romaine, 29 décembre 1872. — UnwerSy 2-3 janvier 1873.

2. Allocut. aux Généraux d'Ordres et aux supérieurs des couvents de Rome, 12 juin 1873.— Uni/oers, 18 juin 1871.

3. Allocut. à une Congrégation d'Bnfants de Marie, 11 février 1871, — Discours, etc., p. 51.

« Le triomphe viendra^ et les ennemis de TEglise, qui « nous affligent tant, seront domptés. Mais quand, a mais comment? Quant à cela, c'est le secret de Dieu, a et en vérité, je l'ignore *. »

•a J'accepte cette couronne (une tiare magnifique a qui lui était offerte) comme un emblème' de résur- € rection. Elle ne me servira pas aujourd'hui, mais au a jour du triomphe *. »

« Ayons .confiance en Dieu ; cest lui qui doit nous con- « duire à la victoire. Ce ne sera peut-être pas moi qui a la verrai ; car j'ai les cheveux blarlcs et mon âge est a avancé ^. » , '

(c J's^ccepte avec plaisir votre don et les vœux que vous a faites pour le triomphe de l'Eglise, 'qui ne peut faillir., a Toutefois il faut avoir de la fermeté, de la constance € dans la prière, et une grande confiance en Dieu...

€ Non pas que nous devions, nous aussi, attendre « 38 ans (comme le paralytique de la piscine probati- « que dont le Sajnt-Père rappelle la guérison). Non ; a mais il faut de laconstance.Sic^ ne sont pas des années, a ce seront des mois. Les choses iront ainsi tant que le bon « Dieu voudra ; mais enfin viendra un jour où il vous dira « comme à moi : Surgite, etc. Levez-vous, voire heure est a arrivée, r heure du triomphe et de la consolation *. »

1 . Allocut. aux jecteurs dçs collèges étrangers, 12 avril 1871. — Discours, etc . . p. 76 .

2. Allocut. à la députation belge, 18 juin 1871. — Discours, etc., p. 128.

3. Allocut. aux avocats et aux procureurs de la Curie romaine, 9 juillet 1871. — Discours, etc., p. 188.

4. Allocut. à la commission de l'Obole, 25 juillet 1871. —Discours, ■etc.j'p. 207.

Compare» ces remarquables paroles avec celles de

Marie Lataste. {Concordance,^ p. 200, 2e édit.) :

a Le triomphe de V Eglise' est certain, et il viendra, mais

tt il faudra encore passer par le sang... Sine sanguinis

<c effusione non fit remissio *. » '

♦ « Oui. ce changement^ ce triomphe viendra; je ne sais

« si ce sera durant ma vie, durant la vie de ce pauvre

« vicaire de Jésus-Christ; mais je sais quil doit venir ^ et

« nom verrons la fin de tant dHmpiétes. Vivons dans

« cette espérance fondée, certaine, et nous verrons que

« Dieu se souviendra de nous et nous bénira 2. » — f Le monde est plongé dans le mal, il ne peut pas

a continuer comme cela : une main humaine est im-

« puissante à. le sauver ; il faut que la mai^i de Dieu se

V manifeste visiblement; et je dis : Nous verrons cette

« main divine avec les yeux de notre corps 3. »

€ La société a été lancée comme dans un labvrinthe

tt d'où la main de Dieu toute seule pourra la faire sor-

« tir *. »

« 11 est certain que la société éprouve chaque jour

€ de nouveaux dangers. Il est certain que le désordre a

« pris des proportions telles que , si la main de Dieu ne

« vient à notre secours , nous pourrons difficilement

<c espérer le calme et la tranquillité ^. »

1. Paroles dites au R. P. Chevalier, d'Issoudun. Audience du 7 juillet 1872. Annales de Nvtre-Dame du Sacré-Cœur, août 1872.

2. Allocut. aux membres de l'aristocratie romaine, à l'occasion de l'anniversaire du plébiscite. — t^wir^r.?, 7 octobre 1872.

3. Paroles adressées à un Evêque d'Orient. — Semaine religiettse d'Angoulème, 4 décembre 1870.

4. Allocut. aux représentants catholiques de toutes les nations, 24 janvier 1872. — Discours, etc., p. 322.

5. Allocut. aux employés du ministère des finances, 4 juillet 1872. — Discours, etc., p. 476.

« Prions pour que le moment, arrive bientôt oii Dieiï « manifeste tous les moyens qui sont en son pouvoir € pour calmer la tempête et ramener la tfanquilliié, « l'ordre et la paix dans le monde entier ; car on peut « bien dire que toute là terre est en proie à Tesprit du « désordre, et qu'il y a partout nécessité de la main de « Dieu : celle des hommes ne suffit pas à nous rendre € la paix. ^ »

— «Le Seigneur... viendra à notre secours. Qu'il lève ce le petit doigt de sa main , et Torgueil humain dispaa raitra... Il me semble qu'îV se prépare déjà à faire « pour le paoraent désigné par la divine sagesse un mir a racle si sublime que le monde en sera dans la stupèfaca tion^. »

tt Nous voudrions le miracle de la délivrance , je le « sais. 'Il viendra à son tour^ n*en doutez point ^. »

a La société est bien malade. Voyez la France, l'Es- « pagne, l'Italie. Il semble qu'il faudra des miracles <c pour remettre la société à flot *. »

« Vous voyez combien de sujets d'amertume viennent « d'Italie, d'Allemagne, de Suisse, et d'autres royaumes « et provinces où tant d'hommes concourent à affliger « et à opprimer l'Eglise. Or je ne vous dis pas que tous

1. AUocut. aux anciens employés des Ministères de l'intérieur, du commerce et des finances, 22 décembre 1872. — Univers^ 26-27 décembre 1872.

2. Allocut. aux jeunes gens du Cercle de Saint- Pierre, 22 juin 1871. — Discours, etc., p. 151..

3. Allocut. à 2,000 femmes du Borgo, 10 décembre 1871. — Discours, etc., p. 205.

4. Allocut. aux députés belges , 19 janvier 1872. — Univerg^ 27 janvier 1872.

c ces maux passeront dans peu , je ne* vous dirai pas «c que noua sommes à la veille de la délivrance et du « triomphe, mais je vous dirai que Dieu se montrera t certainement^ bien que j'ignore le. moment at^quelil « opérera ce prodige *, »

— « Les circonstances sont graves. Quelle sera laper- « sonne dont Dieu voudra se servir , je l'ignore ; mais il t enverra certainement quelqu'un à notre secours pour « nous délivrer des maux et des ennemis qui nous opte priment 2. »

« Il n'y a rien à espéi'er du monde; mais. d'un mo- « ment à f autre il peut venir un homme envoyé de Dieu; « et il nous reste à prier, afin que Dieu mette la main a au trésor de ses miséricordes 3. »

Pie IX répète à plusieurs reprises qu'il ignore quand, dans quel moment, à quelle époque /îa*^ arrivera le salut et le triomphe par l'intervention miraculeuse de Dieu. Il déclare qu'il ne sait pas non plus de quelle manière le Seigneur procurera la délivrance , enverra le Sauveur , montrera sa main et fera^ des prodiges. Il annonce les faits généraux, il ne prédit pas les détails.

Néanmoins il circonscrit , quoique d'une manière 'vaguc'la durée de l'épreuve : le secours, la délivrance, le triomphe arriveront bientôt.

Après avoir dit une fois*, le 16 février 1871 : « Il est certain que (l'aurore de la paix) doit luire, mais si ce

1. AUocut. à une députatîon de Civita-Vecchia, le 28 septembre 1873. — Univers, 8 octobp 1873.

2. Allocut. à la députation de Grotta-Ferrata, 14 octobre 1871. — Discours, etc., p. 245.

3. Allocut. aux anciens employés de la police, 20 juiUet 181iÊ. — UhwerSy 24 juillet 1872.

sera btentôt, je r ignore » , dans la suite , plus éclairé sans doute de lumières surnaturelles, il* affirme que ce sera bientôt :

tt Mais, direz-vous, le véritable trioniphe, le triomphe < final, nous l'attendons encore. Celui-^ci non plus ne « pourra tarder *. »

a Si le triomphe de Notre- Seigneur suivit de près les « douleurs dé sa Passion, nous devons espérer, nous a aussi, que tuira bientôt à nos yeu^j l'aurore du jour du tt triomphe pour l'Eglise *. ,»

« Quant à vous; ayant été forcés de quitter vos ance ciens postes , vous attendez l'heure' de repreiidre la « place qui vous appartient, comme moi j'attends pou- « voir vous la redonner. Oui, j'attends et, je le répète, a dans un temps peu éloigna ^. »

a Mais, me demandez-vous, comment tout cela finira- « t-il? Quelle espérance nous reste-t-il? C'est ici que « 9' applique le passage de saint Jean : Ecce renio cita. a Je viendrai bientôt , dit Jésus-Christ... Espérons que « Jésus-Christ maintiendra ce qu'il a dit: Ecce venio^ et a qu't7 V accomplira bientôt *. »

a On peut dire, en quelque sorte , que ce sont là de « véritables prophéties (l'annonce de la'findes mailx, de « la délivrance de Rome et de l'Eglise); et nous devons

1. Allocut. aux Dames romaines, 1871. — Discours, etc., p. 73.

2. Allocut. à la députation anglaise, etc., 16 juin 1874. — Discours, etc., p. 110. ,

3. Allocut. au collège des Prélats et au Conseil d'Etat, l^r juillet 1871. — Discours, etc., p. 176.

4. Allocut. aux Rolnains de plusieurs paroisses, 28 avril 1872. — Discours, etc . , p . 410 .

< espérer que le Seigneur nous en pra voir bientôt « l'inévitable accomplissement *. »

« Espérons que ces temps (malheureux) finiront, et a finiront bientôt 2. »

« Nous devons hâter par la prière les jours de la mi- «t séricorde divine; ils ne sont pas éloignés ^. »

Gomme il le fait observer lui-même, le Saint- Père ne prétend pas « que tous les maux passeront dans peu et que nous sommes a la veille de la délivTance et du triomphe (le 28 septembre 1873). Mais if affirme et il répète que l'épreuve ne sera pas longue. Les prophéties modernes le redisent avec lui.

Ënfm, Pie IX nous donne le signe remarquable auquel nous reconnaîtrons que le moment est venu :

€ La Providence permet que les injustices se com- « mettent ; n'en soyons pas émus. Lorsqu'elles seront « parvenues a leur comble, surgira le jour du triom- « phe *. »

En rapprochant ces paroles de celle§ que nous avons citées plus haut : « le suicide de la Révolution aura lieu \ lorsque nous nous y attendrons le moins^ » est-ce que votre mémoire ne vous rappelle pas incontinent ces textes des prophéties : « l'impiété sera renversée, ses desseins réduits à néant à l'heure où elle les croira ac-

1 . Allocut. à un grand nombre de jeunes Romains et do jeunes Romaines, 25 mai ,1872. — Discours, etc., p. 242.

2. Allocut. à un pieiix institut de secours, 5 juillet 1872. — Discours, p. 479.

3. Allocut. aux Généraux des Ordres religieux. — Univers ^ 19 décembre 1873.

4. Allocut. à la noblesse romaine, 20 septembre 1872. — Univers, 34 septembre 1872.

complis et exécutés pour toujours » ; ce sera lorsqu'on croira tout perdu que tout sera sauvé, on croira tout perdu, et le bon Dieu sauvera tout, etc., etc. [Concordance, p. 107, n» 10; p. 164, etc.)

Le Saiiit-Père ajoute : ,

« Je vois que, grâce à Dieu, les peuples ouvrent les « yeux sur leur position. Je vois le peuple catholique a répandu sur tout l'Univers et opposant une réaction « sainte et humble à l'esprit d'impiété qui menace a d'inonder toute la terre. Je vois ici des pèlerinages a aux sanctuaires, là des églises qui retentissent des « prières des bons, et tout cela nous donne du cou- « rage, et nous fait espérer que Dieu voudra se rappe- « 1er de l'heure de sa miséricorde plutôt pmt'être*qvs a nous le pensons, ^ »

Les prophéties ont dit aussi : « Si, comme Dieu le «désire, nous rentrons dans ses voies et dans celles de « sa sainte Eglise, nos maux seront allégés, » et « ces jours (de bouleversements) seront abrégés en faveur , des justes. » v

Dans une rapide lecture de ces extraits des discours de Pie IX, il semblerait que, en quelques points, il se met en contradiction avec lui-même. Il paraît aire tantôt qu'il verra le triomphe, tantôt qu'il ne le verra pas. Mais en lisant avec attention, on voit clairement sa pensée :

Il verra « la main divine » faisant disparaître ses ennemis ; « il surgira de la fange où ils Vont plongé » ; « il sera délivré des maux qui l'accablent » ; « il sor-

1 . Allocut. à la jeunesse romaine, à l'occasion de rannivereaire du plébiscite. — Univers, 7 octobre 1872.

tira une bonne fois de la situation, pénible où il se trouve » ; a il traversera miraculeusement ces temps de persécution » ; « il se lèvera à l'heure du triomphe et a ceindra la riche tiare, emblème de résurrection». Mais il ne verra pas a la ville de, Rome rendue à son « premier état, aussi tranquille et florissante » qu'elle rétait dans le* passé ; il ne reverra pas c l'influence » de la Religion rétablie partout et en tout, le « changement » complet du monde, le « triomphe » entier, la a victoire » universelle annoncée à l'Eglise, c'est-à-dire il assistera au commencement du salut, de la paix, du triomphe : c'est ce que nous avions déduit de la concordance des prophéties.

Nous pouvons donc conclure sans crainte d'être contredit : Pie IX parle comme les prophéties modernes ; il ne les a donc pas condamnées ; il examine tout et retient ce qui est bon.

Nous avons fait et nous faisons de même.

«■^■PW

Page 1