‹ Les prophéties modernes vengées, ou Défense de la concordance de toutes les prophétiesChapitre 29 sur 49 · Voir pages 56 et · texte numérisé non relu

Voir pages 56 et

la dynastie de Savoie et la Révolution, vers la fin de 1875 ou dans le commencement de 1876, il est évidemment nécessaire qu'il soit monté sur le trône en France quelque temps auparavant.

Nous ne sommes donc pas si loin de voir nos espé-* rances réalisées que des événements politiques récents sembleraient le faire craindre.

Ici, quant à Tépoque de cet avènement, nous pouvons faire, deux hypothèses qui nous donneront, pour les dates, des résultats différents.

1» Si vous admettez que « l'intervention surnatu- « relie n'aura pas lieu à Rome et en France au même tt moment, que la France sera frappée la première pour *« avoir le temps de se rasseoir et d'aller au secours du tt Saint-Siège », alors nou^ touchons aux grands événements ; les> .hypothèses de la Concordance restent debout avec un an de retard seulement. « On peut donc, « avec beaucoup de probabilité,, mettre le commence- € ment des grands bouleversements, de la grande crise, a vers le mois de mai ou de juin de la présente année, tt et la fin, par le grand combat et l'intervention divine, € entre \^ dernière moitié du mois d'août et la prett mière du mois de septembre de cette même année € 1874. » {Concordance, p. 167.)

Alors Henri V.rappelé, s' occupe depacifieret de relever la France dans le courant de l'année suivante, et avant la fin du lustre, vers la fin d'août ou le commencement de septenibre 1875, les armées françaises descendent en Italie, "apportant le secours et la délivrance à la Papauté et aux catholiques italiens.

Un discours du Saint-Père semble confirmer cette première hypothèse. Je l'ai déjà cité en partie. Je le

rapporte ici en entier d'après le texte authentiqua donné par dom Pasquale de Francjscis, dans son livre Dtscoursl de N. T. -S. P. le Pape, etc., page 207. .

t Discours 99^.

a A la commission de TObole, etc., 25 juillet 1871 .

« Je vous remercie, mes chers enfants, etje vous'donne degiand cœur ma bénédiction. J'accepte avec plaisir votre don et les vœux que vous faites pour le triomphe de l'Eglise, qui ne peut faillir. Toutefois il faut avoir de la fermeté, de la constance dans la prière, et une grande confiance en Dieu. >

Ici le Saint-Père rappela la parabole de VEvangile oit il est parlé de cet homme qui avait essayé, pendant 38 ans , au même jour et à la méme~heure^ à se plonger dans les eaux de \a piscine probatique, et dont le Seigneur finit enfin par récompenser la constance en lui accordant la grâce qu'il demandait. Puis il ajouta :

(( Non pas que nous deviQns,nousaussi,attendre38ans; non. Mais il faut de la constance. Si ce ne sont pas des ANNÉES, CE SERONT DES MOIS. Lcs choscs iroiit aiiisi tant que le bon Dieu voudra ; mais enfin viendra un jour où il vous dira comme a moi : Surgite^etc... Levez-vous; votre heureest arrivée^ l heure dutriomphe et de la consolation. »

Il ajouta encore quelques autres paroles affectueuses, puis les ayant bénis de nouveau, il leur fit baiser son anneau.

Il est impossible de n'être pas frappé tout d'abord de la ressemblance qu'ont ensemble, quant au sens et quant aux expressions, ces paroles du Saint-Père et la prédiction de Marie Lataste. Et ce qui n'est pas moins frappant, c'est que le Pape donne aussi lui une* date qui est exactement la même que celle de la pieuse voyante : nous

n'attendrons pas 38 ans comme le paralytique, mais ce seront 38 mois. Or 38 mois font 3 ans et 2 mois.

Il faut citer le texte de Marie Lataste pour que la comparaison immédiate fasse mieux voir la ressenîblance.

€ Or lafflictioii viendra sur la terre, l'oppression régnera dans la cité que j'aime et où j'ai laissé mon cœur. Elle sera dans la tristesse et la désolation, environnée d'ennemis de toutes parts, comme un oiseau pris dans les filets.

« Cette cité paraîtra suctomber pendant trois ans ef un peu de temps encore après ces trois ans,

c Mais ma Mère descendra dans la cité ; elle prendra les mains du vieillard assis sur un trône et lui dira :

tt Voici r heure , lève-toi. Regarde tes ennemis, je les fais disparaître les uns après les autres^ et ils disparaissent pour toujours. Tu m'as rendu gloire au ciel et sur la terre; je veux te rendre gloire sur la terre et au ciel.

a Vois les hommes : ils sont en vénération devant ton courage^ en vénération devant ta puissance. Tu vivras, et je vivrai avec toi. Vieillard , sèche tes larmes, je te bénis*. »

f Dansla bouche du Saint-Père, cette étonnante ressemblance a-t-elle été une vue prophétique personnelle, ou une allusion à la pré,diction de Marie Lataste, ou bien un simple hasard? Je ne sais. Mais ce qui est sûr, c'est qu'en faisant partir les 38 mois du jour où le Pape prononçait ces. paroles, le 25 juillet 1871, on arrive à la date du 25 septembre 187 i.

1. La vie et les œuyres de Marie Lataste, 2e édit., t. II, p. 175. Paris, A. Bray.

Et si nous voulons avoir un point de départ plus marquant dans l'histoire, nous trouvons en ce même mois de juillet i87i, le 2, jour de l'entrée solennelle à Borne de Victor-Emmanuel, qui, aux yeux de toute l'Europe inditférenté et silencieuse, prend possession officiellement et en personne de la capitale de l'Italie.

Ne pourrait-on pas dire qu'en ce jour, bien plus qu'au 4 août ou au 2) septembre 1870, commence la désolation de la Rome catholique, de la Ro^e du Pape; que, en ce 2 juillet 1871, elle paraît vraiment succomber comme capitale de la chrétienté, puisque, du consentement au moins tacite des cours européennes, elle n*appartient plus aux Souverains Pontifes , elle est régulJèrernent désormais la capitale du|royaume italien?

Après le 4 août, c'est la force qui la menace ; c'est encore la force brutale qui l'emporte au 20 septembre; mais au 2 juillet 1871, c'est le droit qui prétend s'affirmer et ^ faire reconnaître.

De ce jour nous serions donc conduits par les trois ans et un peu après de Marie Lataste, comme par les trente-huit mois du Pape, au 2 septembre, au commencement de septembre 1874: (Toujours septembre !) Cette date de septembre 1874 serait donc pour la France le temps du salut, et pour Rome l'annonce de la délivrance et la première aurore du triomphe dont 1875 verra le plein jour. La constance du Pape et des catholiques est récompensée : ils n'ont plus à attendre ni à implorer de secours: il arrive, il est à leur porte, F homme envoyé de Dieu, Le Seigneur est venu; il parle au paralytique (fin 1874), il va lui dire : Lève-toi 1 (fin 1875).

2» Mais, vous appuyant sur certains textes' prophétiques, vous acimettezcomme plus probàblequela France

et Rome seront frappées ensemble et au même moment ; la date que vous acceptez p'our l'intervention divine est celle de la prophétie placentienne, septembre 1875. dont le calcul, net et rigoureux vous plaît .

Dans ce cas, notre concordance reste encore debout, I seulement avec deux ans de retard Ce serait en mai ou juin 1875 qu'auraient lieu les grands bouleversements, et l'intervention de Dieu se ferait en septembre de cette même année. Henri V, à peine monté sur le trône, s'occuperait tout à la fois de la pacification de la France et de la délivrance de Rorbe. Il n'y aurait rien d'impossible à ce que les Français convertis, tout pénétrés de foi et de reconnaissance, après avoir vu « la main diWne », ne soient capables de faire ces deux choses en même temps : écraser les restes de la démagogie et les Prussiens et en France et en Italie.

A la suite du prodige delà justice et delà miséricorde, Félan des cœurs français devra être admirable et irrésistible.

Comment, dans cette hypothèse, concorderaient les 38 mois du Saint-Père et les 3 années de Marie Lataste? Puisque le commencement de ces dates n'est pas déterminé, pour le trouver il faut partir de la fin. La délivrance et le triomphe apparaissant en septembre » 1875, remontons de trois années et quelque chose, et voyons si nous ne trouverons pas un fait saillant qui puisse vraisemblablement nousservir de pointde départ. Or, le 16 juin 1872 nous trouvons un acte important, la lettre du Pape au cardinal Antonelli. Cette lettre, c'est

' iin cri de désolation et de tristesse, en même temps que de protestation, contre toutes les iniquités déjà consom-

f mées par le gouvernement italien et celle qu'il annonce

officiellement vouloir perpétrer bientôt: la suppressio des Ordres religieux. La « désolation et la tristesse prédites ne seraient-elles pas mieux réalisées à partir d cette époque? Ne vous semble-t-il pas que le gouver nement pontitical c parait » réellement alors- «c succoii] ber » ? Plus d'aide pour le Souverain Pontife dans I direction de l'Eglise universelle; plus de secours pou les pauvres et les malheureux ! Les journaux, nous on donilé un aperçu des aumônes considérables (|ue le maisons religieuses distribuaient chaque jour au peupl romain. Tout est supprimé. Aussi les années qui suiven apportent-elles une « désolation » sans exemple dan la ville de Rome : on v meurt de faim !

De juin 1872 à juin 1875, il y a trois ans; et f dea: mois après » ou « un peu après », nous sommes en aoû ou en septembre.

— Etladate de Mélanie:deUxans,unan?Elles'inter prêterait et concorderait dans son total , avec naoins dl précision toutefois, mais de la même manière.

Du reste, elle a quelque chose de particulier dans si forme qui indiquerait, je crois, l'intention de marquei bien moins une date rigoureuse que le caractère génê rai de ces années. Ce sont des années de châtiment sur lesquelles, une, la dernière, sera plus terrible qu| les deux autres. Pour la France, il est plus supposabli que par ces mots : deux ans.^ ont été désignées les année 1870 et 1871 *, et par un an , Tannée des grands châiiments que l'avenir nous fera connaître. Pour l'Ita lie, l'observation est la même , mais les deux ans doi vent être appliqués à d'autres années.

1. Il ne faut pas perdre de vue que le necret qui renferme cettt date a été confié en 1846.

•^^•'•^^ammmi

Je n'ai pas besoin de vous dire que la date de Jean de Vatiguerro, vingt-cinq mois et plus, n'offre aucune difficulté: Elle concordera toujours avec les autres. Ses termes values permettent de la faire commencer et Unir quand on veut.

Pourquoi ne désignerait-elle pas la durée du plus grand progrès des t méchants », de la plus grande iniensité de la persécution et de la désolation de TËglise avant leur triomphe momentané ?...

— A tous mes calculs vous objectez que le temps manquera pour l'accomplissement de tout ce qui est prédit.

Vous vous convaincrez facilement du contraire , si vous faites attention au sens des textes.

Ils annoncent d'abord pour la France et l'Italie des événements, des bouleversements qui commenceront presque tout à coup , seront presque simultanés et dureront peu de temps, du moins pour notre pays (de 3 à 5 mois). Les faits qui en découleront, comme la venue de Henri V , son affermissement , la pacification de la France et de l'Europe, 1^ rétablissement intégral de l'Eglise et de la Papauté, etc., etc., demanderont évidemment plusieurs années. Aussi, quand les prophètes disent que le triomphe de TEglise se fera en a un clin . d'œil », « en un moment », c'est qu'ils voient tous les effets contenus dans la cause et qui en sortiront successivement. Cetle cause,c'est l'intervention divine qui détruit « les méchants », donne aux « bons » un chef digne d'eux et de l'Eglise. La puissance et la force passant subitement des mains des « méchants » dans celles des « bons », c'est nécessairement le triomphe qui s'épanouira peu à peu. Quand le premier rayon du jour chasse les ténèbres, la nuit a cessé, c'est la lumière ;

mais le plein jour, le jour de midi, n'est pas venu en core, mais il viendra sûrement.

Pour vous persuader tout à fait essayons de faire ui agencement probable des détails. Mettons en une seuh les lettres IX et X de la Concordance. J'aurais dû h faire. Puis comparons et combinons aussi les faits pré^ dits dans les lettres XIII, XIV et XVI. Nous pouvons fori mer les hypothèses suivantes :

Si les troubles éclatent en France en mai ou juin 1874 ou 1875, vous conviendrez sans peine, n'est-ce pas ? que, dans quelques jourà, ils seront généralisés. Nous avons la Commune presque partout, au moins dans les grands centres, avec les massacres annoncés. L'élément conservateur, le bonapartisme à sa tête, essaie de résister : c'est la guerre civile.

a On se bat du midi ati nord, les libéraux se dévorent entre eux » (l'abbé Souffrant) ; et les catholiques libéraux sont mangés les premiers, a Les puissances j européennes, voyant le désordre, s'arment dans le but, de partager la France » (idem).- La Prusse, qui est prête et qui peut a en onze jours * mobiliser et concentrer 800 mille hommes » , inondera notre malheureux pays de ses bataillons rei^forcésde ceux de la Russie (l'abbé Souffrant). Il ne lui faudra pas certes plus (Tun mois pour occuper une grande partie de notre territoire, du nord au midi, et < descendre en Italie » (Rose Colombe), « personne ne lui faisant résistance » (curéd'Ars). Nous avons vu en 1870.ell8^1 de quoi les troupes prussiennes sont capables en ce point. A Rome, à la suite, ou peutêtre un peu avant, ou en même temps, aura éclaté un

Page 1