‹ Les prophéties modernes vengées, ou Défense de la concordance de toutes les prophétiesChapitre 37 sur 49 · Chapitre-appendioei note Y, p · texte numérisé non relu

Chapitre-appendioei note Y, p

dans la catégorie des astrologues cabalistes ou sabéistes.

Yoici la pensée du second, un des commentateurs les plus intelligents et les plus sensés des Centuries :

« Il faudra pourtant bien finir par avouer que les défauts, non moins que les étranges qualités de Nostradamus, resteront , inexpliqués, et qu'on n'en sortira pas tant qu'on s'obstinera à vouloir chercher un prophète inspiré du Saint-Esprit dans ce devin équivoque, initié, lui-même le déclare (Centurie I, strophe 2), aux incantations delphiques de Branchus de Milet et d'Apollon Didyméen, et expert dans la lécanomancie assyrienne, qui consistait à évoquer des images magiques dans un bassin rempli d'eau.. . .

« Le génie fatidique se trifurque en trois modes dissemblables et fort inégaux.... 1^ Il y aies prophéties canoniques, dont le Saint-Esprit.... est l'inspirateur..). 2® Il y a les prédictions de second ordre... quine'jouissent que d'une illumination restreinte... et sont par conséquent incomplètes. '3^ Il y a enfin l'immense série des oracles pythiques, qui ajoutent aux imperfections de la catégorie ci-dessus... des mensonges calculés dans le but d'égarer ceux qui ajouteront foi à leurs présages perfides. Car le propre de l'antique Apollon , dieu (ou plutôt démon) païen qui y préside, est d'être un esprit ambigu et systématiquement hostile à la société chrétienne... Tels sont les oracles de Branchus, de Trophonius, de Sérapis... et, par-dessus tous les modernes, du prince des astrologues de la renaissance païenne, Michel deNostradame....

« .... De même que le diable se fait, dit-on, le singe des perfections divines afin de détourner à son profit l'en-

cens des mortels^ de même les Centuries sont, à mes yeux, le revers diabolique ou la singerie, dictée par (le démon) Apollon à son adepte Michel de Nostredame^ de ladivine Apocalypse dictéepar Notre-Seigneur Jésus- Christ à son disciple bien-aimé, afin d'éclairer la marche de la société chrétienne à travers les écueils des temps lointains ^. »

Ces deux sentiments pourraient être vrais l'un et l'autre, et même n'en former qu'un seul, qui serait le dernier mot sur Nostradamus. L'orgueil de l'astrologue a fort bien pu attirer l'inspiration du diable.

Mais nous ne saurions souscrire à cette réflexion du précédent auteur : « Ce qui n'empêche pas les Centuries a d'être pleines d'avertissements suceptibles de devenir a profitables à la société chrétienne. »

Si réellement Nostradamus a été inspiré par le démon, ancien dieu païen ^ du nom d'Apollon, qui était a un esprit ambigu systématiquement hostile à la société chrétienne, M. Le Pelletier, après une courte réflexion, conviendra avec nous de tout ceci :

lo L'astrologue n'a pu recevoir qu'un tout petit nombre de vérités sur l'avenir, parce que les démons, tout en ayant plus de connaissances que les hommes, ne savent cependant que bien peu de choses des temps futurs et seulement dans la limite que nous avons indiquée '.

2» Ce peu de vérité a dû être délayée tout exprès dans tant d'ambiguïté et de mensonges que la société chré-

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