U JUGEMENT DERNIER ET DE L’AUTRE VIE
de petits chiens dont la peau sera d’or et dont les poils seront de pierres précieuses. Il n’y aura plus d’animaux carnassiers , ni de bêtes venimeuses comme les serpents, les crapauds, <|ui sont devenus malfaisants et nuisibles à cause des péchés de la terre. Ces bêtes non-seulement cesseront de nous être nuisibles , mais elles deviendront aimables, jolies et caressantes, afin que nous puissions Jouer avec elles. »
Lorsque je me suspendis au sein de ma mère et que je commençais à téter, je ne me doutais certes pas de ce que je pourrais faire ou manger plus tard , ni de ce que serait ma vie. De même nous n'avons nulle idée de ce qui nous attend dans la vie future. Dieu pourrait nous dire : « Ce que vous serez diffère bien de ce t|ue vous êtes ; vous êtes encore in utero; vous êtes des fœtus ; vous n’êtes pas encore nés. »
Nous aurons , sous l’empire de Jésus-Christ , un nouveau ciel et une nouvelle terre; le feuillage des arbres et l’herbe des champs offriront alors tout l’éclat et la beauté d’une émeraude ; toutes les créatures seront d’une beauté admirable. Maintenant le corps est assujetti à la volonté dont il accomplit les ordres , qu’ils soient bons ou mauvais; alors l’esprit et le corps agiront de concert, et le corps exécutera à l’instant les désirs de l’esprit. Nous aurons les mêmes membres que nous possédons aujourd'hui, mais sous une nouvelle forme bien plus parfaite. Les yeux auront l’éclat de l’argent le plus pur, et nous serons délivrés de toute maladie et de toute tribulation.
Ce sera une grande joie et un grand bonheur lorsque, dans l'autre vie , nous serons délivrés de tout ce qui nous assujettit ici-bas à la servitude du corps, au boire, au manger , au som-
lueil , etc. Si nous avons ici tant de plaisir à contempler les œuvres de Dieu, le soleil, les étoiles , etc. , que sera-ce lorsque nous verrons le Seigneur face à face ! Quelle ineffable satifaction sera-ce aussi de revoir, au nombre des justes, ses parents et ses amis < ! »
Maître Yitus questionna le docteur Luther au sujet du grincement de dents des damnes. Le docteur répondit que c'était quelque peine extérieure qui devait suivre la mauvaise conscience, c'est-à-dire, le désespoir, lorsque les hommes se voient abandonnés de Dieu. Des consciences bourrelées de remords s'effrayent de tout; la chute d'une feuille n'a jamais tué personne, cependant elle sufQrait pour faire fuir un cœur dont le désespoir aurait pris possession. — Le docteur Luther ajouta: «Je voudrais que Zwiugle fût sauvé , mais je crains qu'il n'en ait été autrement ; car Jésus-Christ nous a dit que ceux qui le reuieut seront condamnés. Les impies seront donc réprouvés. »