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en présence d'un objet d'art, l'aiguille se tourne immédiatement du côté des parties contrefaites, avec autant de précision que l'éléphant, dressé par un cornac habile, se dirige vers la plus jolie personne de la société. Une échelle graduée de o à 100 indique le degré, l'intensité de la contrefaçon. En même temps un mécanisme intérieur, mû par un mouvement d'horlogerie, imprime le nom, l'adresse et le signalement du contrefacteur.
« Messieurs, si vous voulez bien autoriser l'essai de mon appareil, le voici ; je le mets à votre disposition. »
Un murmure flatteur accueille ce discours. Séance tenante, le Président fait apporter sur l'estrade un objet pris au hasard, une commode en vernis Martin. L'opérateur ouvre le coffret déposé à ses pieds, en tire délieatement l'appareil, l'approche. . . Immédiatement l'aiguille se met en mouvement et fixe obstinément l'accusée; l'échelle pseudo-métrique marque 100; un coup sec se fait entendre, et une étiquette se présente, portant le nom du coupable, son adresse et sa photographie.
L'épreuve était concluante. De nombreux applaudissements éclatent dans la foule, l'orchestre joue la Marseillaise et les gémissements des victimes redoublent