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NETTER a pratiqué également des injections sous-arachnoïdiennes dans les méningites cérébro-spinales, soit à côté du traitement sérothérapique, soit à défaut de celui-ci. On injecte en ce cas 4 éc. d’une solution à 1 % et on pratique deux de ces injections à quelques jours d'intervalle. Cette méthode a été motivée par le fait que le collargol ne passe pas dans le liquide céphalo-rachidien. Avec NETTER, WipaL, DOPTER, BARTH, ESBACH ont signalé les bons effets de ces injections, alors que la voie intra-veineuse n'avait donné aucun résultat dans des cas analogues. CHEVALIER s'est servi du collargol en ophtalmologie et l’a jugé insuffisant dans les conjonctivites gonococciques.
Le collargol, qui n'est pas irritant, présente un pouvoir antiseptique étudié par CRÉDÉ, la solution au 1/30* détruit le staphylocoque en 10 heures, le streptocoque en 8, le Loeffler en 6. Ce pouvoir est limité à quelques espèces.
On lui a reproché d’être éliminé avec peine par le rein et de déterminer une albuminurie passagère.
La Lysargine. — La lysargine est une préparation analogue au collargol et qui renferme 80 % d'argent. Elle se présente sous forme d’aiguilles bleues, celles-ci dans l’eau donnent de pseudo-solutions claires. Elle reconnaît les mêmes indications que le collargol mais serait mal tolérée en injections sous-cutanées, son action antiseptique est inférieure à celle du précédent. Elle à été utilisée à l'extérieur, pour la désinfection des plaies.
L’Electrargol. -— L'électrargol est l'argent colloïdal à petits grains obtenu par la méthode électrique. Les
SD
solutions colloïdales d’électrargol floculent en présence des électrolytes de l'organisme, acides et bases, aussi les stabilise-t-on par adjonction de colloïde naturel, gomme ou albumine, qui adhèrent par adsorption aux granules formés par le métal. On les rend isotoniques par addition d’une solution de chlorure de sodium, cette opération doit être pratiquée au moment de faire l'injection.
L’électrargol stabilisé et isotonique renferme 40 % d'argent, il est plus pur que les préparations colloïdales obtenues par voie chimique et ses grains étant plus petits, son action est plus efficace et il est aussi moins toxique.
L’électrargol a été employé dans les septicémies et surtout dans la pneumonie grippale ; on a pratiqué des injections intra-veineuses d'électrargol à dose massive, 10 à 15 cc. d'emblée.
Comme le collargol il a donné de bons résultats dans le traitement des méningites cérébro-spinales, introduit directement dans le liquide céphalo-rachidien. Il v a lieu de signaler également l'usage qui en a été fait dans les complications articulaires de la blennorrhagie. Les injections sont faites dans l'articulation même ou dans les couches musculaires avoisinantes. Dans beaucoup de cas, au bout de quelques injections, les symptômes douloureux s'atténuent, le gonflement rétrocède et on peut se dispenser d’immobiliser le membre et éviter ainsi une ankylose presque fatale.
En urologie, l’électrargol a été emplové dans les orchi-
épididymites gonococciques, injecté directement dans. Pépididyme.