‹ Les Propriétés Antiseptiques des Composés Argentiques en Général et de L'Argentothiglycéérine Sulfonate de Sodium Cryptargol en ParticulierChapitre 16 sur 64 · ATEN · texte numérisé non relu

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f) Action sur le métabolisme. — Les colloïdes, en raison de leur pouvoir catalytique, accroissent les échanges ; il se fait une augmentation des oxydations intra-organiques qui se traduit par une élévation du quotient respiratoire, de l'urée, de l’indoxyle urinaire, du coefficient d'utilisation azotée.

g) Pouvoir antitorique. — Foa et AG&Gazzorr ont montré que l’argent colloïdal préserve le lapin contre des doses de toxines tétaniques et diphtériques dix fois plus fortes que la dose habituellement mortelle.

h) Pouvoir bactéricide. — Le pouvoir bactéricide de chaque colloïde varie avec les différentes espèces microbiennes, ainsi l'argent colloïdal est-il surtout actif vis-à-vis de l’Eberth, du colibacille, du staphylocoque, de la bactéridie charbonneuse.

L'action bactéricide relève de la substance employée et ensuite de la leucocytose réactionnelle. Chacun des métaux agit selon sa nature propre et manifeste en même temps les propriétés de l’état colloïdal.

IT. — L'ARGENT COLLOIDAL.

Le Collargol. — Découvert par Carey Lea, en 1889, le collargol a été introduit dans la thérapeutique par CRÉDÉ. Il se présente sous l’aspect de particules denses, d'un noir verdâtre, qui contiennent 90 % d'argent environ. {Il donne dans l’eau, à raison de 5 parties pour 100, des émulsions peu stables qui floculent par la chaleur et par les sels neutres.

L'électrolvse des pseudo-solutions donne un dépôt du

mélal au pôle positif. Le collargol se prépare en réduisant le nitrate d'argent par le citrate ferreux, HANRIOT a considéré le collargol comme un sel dû à un acide collargolique qui s'unirait à une base, probablement l'ammoniaque, et non comme de l'argent colloïdal pur.

Le pouvoir antiseptique du collargol est limité à quelques espèces microbiennes, c'est ainsi que son emploi a donné des résultats dans les infections d’origine streptococcique, gonococeique et voisine : infection puerpérale, érysipèle, uréthrite, ophtalmie, méningite cérébrospinale.

Il a été utilisé tout d’abord par CRÉDÉ sous forme d’onguent. La méthode des frictions est abandonnée aujourd’hui, la pénétration à travers les téguments est insuffisante pour donner une dissémination du métal, celuiei se fixe et perd toute activité.

KLeix, Wocr et GUEG l'ont administré par la voie buccale dans les gastro-entérites de l'enfant et dans les entérites chroniques.

Les injections hypodermiques ont été tout d'abord pratiquées par NETTER, qui leur a donné la préférence sur les frictions, au cours des septicémies. Ces injeclions ayant exercé une influence favorable dans beaucoup de cas, on à utilisé dans la suite la voie intramusculaire avec 6 injections de 2 ec. le premier jour, en diminuant de ? par jour ensuite.

BONNAIRE à préconisé les ‘injections intra-veineuses au cours d'infections puerpérales. L'action est alors: plus rapide mais elle a été suivie d'accidents mortels par suite des phénomènes de choc trop marqués que l’on détermine ainsi.

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