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foie et le rein en diminuant les toxines d’origine microbienne, les seules sur lesquelles elle puisse agir.
Elle est indiquée dans les maladies infectieuses de l'intestin : diarrhées, entérites, dysenterie, choléra, fièvre typhoïde, dans des cas de stases dans les voies digestives et, selon BoucHan», elle est encore indiquée dans les affections du foie, du rein, dans les maladies qui peuvent provoquer l’urémie, pour aider la défense de l’organisme contre l’auto-intoxication.
BoucHARD a énoncé ainsi les conditions que doit remplir un antiseptique intestinal :
1° Il doit être peu soluble, de façon à pouvoir cheminer dans toute l'étendue du tube digestif sans être absorbé dans son parcours ;
2° Il doit être en poudre ténue pour que la multiplicité de ses particules lui permette d'entrer en contact avec toute l'étendue de la muqueuse et toute l'épaisseur de son contenu ;
3° Il doit être administré à doses fractionnées et répétées pour qu'il y ait toujours une certaine quantité de substance antiseptique sur tous les points.
Ajoutons qu'ici, plus encore que lorsqu'il s’agit de désinfecter une plaie, l’antiseptique doit présenter un équivalent toxique aussi éloigné que possible de son équivalent thérapeutique.
Les antiseptiques intestinaux complètent les moyens mécaniques, lavage d'estomac, vomitifs, purgatifs. La plupart, benzonaphtol, salicylate de bismuth, naphtol, salo], appartiennent à la chimie organique, et au groupe des phénols, si on fait exception de l'acide lactique.