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OBSERVATION XII (personnelle) Service de M. le Professeur agrégé CHALIER
(Hôpital de la Croix-Rousse)
M"° D... 59 ans. Entrée le 7 novembre pour fièvre typhoïde.
Complications : albumine, œdème des membres inférieurs.
Cette malade a présenté également, lorsqu'on a recommencé à l’alimenter, le 9 décembre, après une période d'apyrexie, une élévation brusque de température à 40°1 et de la diarrhée avec coliques.
Diarrhée et température ont disparu au bout de trois jours de traitement au cryptargol.
Observations dues à l’obligeance de M. le Docteur BoisseL. OBSERVATION XIII
Etat gastro-intestinal à type d’embarras gastrique fébrile.
M'° X.., 45 ans, présente de la diarrhée avec coliques violentes et fièvre.
Cette malade présente fréquemment, sans qu'elle se reconnaisse constipée, des débâcles diarrhéiques accompagnées d'évacuation de peaux et glaires ; à part cela bonne santé habituelle, aucun antécédent notable.
Au moment où elle est vue, la malade vient de vomir un liquide verdâtre sans caractères particuliers ; elle a eu dans la journée une vingtaine de selles, toutes fortement odorantes, la dernière légèrement colorée, liquide, café au lait.
Pas de ténesme, mais coliques violentes. La température est de 39°1. La langue est sèche et blanche.
L'abdomen est dans l’ensemble douloureux, surtout sur le
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trajet des colons ascendants et descendants, météorisme et gargouillement dans les deux fosses iliaques.
Diète hydrique et, pour tout médicament, une pilule de cryptargol de 0 gr. 15 dès le soir, une seconde à minuit, une troisième le lendemain matin.
La malade, revue vingt-quatre heures après, a une température à 37°. Elle a eu un séul vomissement dans la nuit, et dans les vingt-quatre heures six selles dont les dernières n’ont plus aucune odeur.
Je conseillé de maintenir la diète les deux jours suivants et de continuer le traitement au cryptargol, 3 pilules par jour.
Le surlendemain de la première visite, cette malade est complètement remise : la température est normale, la diarrhée a disparu.
L'action du eryptargol a été particulièrement nette dans ce cas d’embarras gastrique fébrile dont la phase aiguë n’a pas duré plus de vingt-quatre heures.