‹ Les Propriétés Antiseptiques des Composés Argentiques en Général et de L'Argentothiglycéérine Sulfonate de Sodium Cryptargol en ParticulierChapitre 56 sur 64 · OBSERVATION XXXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXI

CG... Louis, 65 ans. Entré à l'hôpital Saint-Luc le 30 août

Gangrène de la jambe gauche consécutive à de l'artérite oblitérante.

Amputation de cuisse à l'union du tiers moyen et du tiers supérieur le 3 septembre 1923. Trois jours après l’intervention, température élevée et suppuration au siège de l’amputation, malgré le drainage il est nétessaire de procéder à l’ablation des fils. Pendant les dix premiers jours ont été pratiqués des lavages de la plaie au permanganate, lavages très douloureux. Ceux-ci sont remplacés ensuite par des lavages au cryptargol à 1 % parfaitement indolores, le pansement est pratiqué avec la même solution.

La suppuration à disparu au quinzième jour du traitement environ.

La cicatrisation a été complète au bout d’un mois. Le malade quitte l'hôpital le 4 novembre.

OBSERVATION XXXII Due à l’obligeance de M. le Docteur MUGNIERY

M"° M.., 67 ans. Vue le 13 novembre 1923 pour tumeur bourgeonnante en chou-fleur, du volume d'un gros poing, à évolution très lente, de la face externe, partie moyenne de la cuisse gauche. Adénopathie inguinale.

Le 15 novembre 1923, sous-anesthésie générale, curage de la région inguinale. Puis excision large de la tumeur, qui est pédiculée. On n’essaye pas de suturer la plaie, plus en raison de l'infection de la tumeur, sanieuse et infectée, qui sûrement obligerait à enlever les fils dès les jours suivants, qu'à cause de la large perte de substance. Aussi se contente-t-on de placer des fils d'attente, et de mettre un pansement imbibé de cryptargol à 10 %.

Le surlendemain 17, après constatation de l'absence de réaction fébrile, on serre les fils d'attente, sans pouvoir arriver cependant à affronter complètement les bords.

Evolution apyrétique, la malade rentre chez elle en bonne voie de cicatrisation, les fils ayant coupé un peu, le 8 décembre 1923.

Il est à noter que malgré un peu de sphacèle de l’aponévrose, il n'y a jamais eu d'infection vraie de la plaie.

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