‹ Les Propriétés Antiseptiques des Composés Argentiques en Général et de L'Argentothiglycéérine Sulfonate de Sodium Cryptargol en ParticulierChapitre 9 sur 64 · CRAN · texte numérisé non relu

CRAN

On a cité des cas où un traitement prolongé à l’argyrol aurait provoqué des signes d’argyrose : pigmentation de la cornée, sans troubles de la vision.

En vénérologie. — JAxeT et De Sarp l'ont introduit dans le traitement de l’uréthrite. DE SARD préconise les injections à 10 % et en période aiguë les lavages avec 600 gr. de solution à 1/200°.

JANET a pratiqué avec l’argyrol des traitements abortifs avec des injections à 20 % répétées toutes les trois heures.

Sur 56 cas traités au cours des douze premières heures il aurait pu obtenir 36 succès et au-delà des douze premières heures sur 42 cas il a eu 31 insuccès.

Dans les cystites, l'argyrol a été employé en instillations, 5 cc. d'une solution à 20 %, et a été bien toléré même après un séjour prolongé dans la vessie.

Le Sophol. — Le sophol est un formonucléinate. d'argent qui a été obtenu en Allemagne.

Cette combinaison se présente sous l'aspect d'une poudre blanche, soluble dans l’eau et contenant 24 % de métal.

Il n’est pas doué de propriétés irritantes, mais il se décompose à la chaleur et à la lumière: Comme le protargol et l'argyrol on l’a utilisé à la place du Crédé. (Herrr, de Bâle).

L’Argaldine. — L’argaldine est une combinaison albuminoïde d'argent et de formaldéhyde. Au contact des tissus, cette formaldéhyde se dégage et associe son action antiseptique à celle de l'argent.

RERATOUS

Le Novargan. -— Protéinate d'argent contenant 10 % de métal, le novargan se présente sous l'aspect d'une poudre jaune insoluble dans les solvants organiques et donnant dans l’eau des solutions brun rouge, décomposées par la chaleur et la lumière.

Le novargan a été utilisé dans la blennorrhagie.

L’Omorol. — Protéinate d'argent, contenant 10 % de métal, l'omorol est insoluble dans l'eau et a été utilisé à l’état de poudre pour le pansement des plaies.

Le Nargol. —— Le nargol est un nucléinate d'argent contenant 10 % de ce métal. Ses solutions à 2 % non irritantes présenteraient des propriétés astringentes qui l'ont fait utiliser dans les uréthrites gonococciques.

La Largine. — La largine est une combinaison d'albumine et d'argent dont l'élément albuminé est un produit de la décomposition de la paranucléoprotéide.

C'est une poudre grisâtre contenant 11140 % d’argent ; soluble dans l’eau et dans l'alcool elle donne des solutions jaunes limpides qui doivent être conservées à l'abri de la lumière.

Elle a été utilisée par FINGER, à Vienne, dans le traitement de la blennorrhagie, de la façon suivante : FiIN- GER commence le traitement au protargol, puis au bout de quatre jours le remplace par la largine en solution à 1/4 % que l’on élève peu à peu jusqu'à 2 %, les gonocoques disparus on continue le traitement par un astringent.

Selon FINGER, les cas où l'infection gagne l'urèthre postérieur seraient plus rares que lorsque l’on emploie uniquement le protargol.

RSR

FursT a employé la largine chez la femme et a eu des cas où la période infectieuse guérissait en 4 à 5 jours et la période inflammatoire catarrhale en 11 à 16 jours.

En ophtalmologie. — WELANDEZ et PRETORI se sont servi de solutions à 10 % dans l’ophtalmie des nouveaunés, dans les conjonctivites et les ulcères de la cornée.

Son action est inférieure à celle du protargol, la largine doit rester longtemps au contact de la conjonctive pour agir efficacement.

L’Argonine. — L'argonine est un caséinate d'argent qui a été obtenu par RüHMANx et LiRBRECHT, en traitant le caséinate de soude par le nitrate d'argent et en précipitant le mélange par l'alcool.

Le précipité obtenu de cette façon est une poudre blanche, fine, très difficilement soluble dans l’eau, il faut pour cela opérer à chaud et remuer les parcelles de la substance, filtrer ensuite les parties restées insolubles. La concentration maxima que l’on puisse obtenir est de 10 % ; les solutions ne sont pas stables, elles doivent être tenues à l'abri de la lumière.

Meyer, en 1898, a montré que l’argonine présente des propriétés bactéricides vis-à-vis du gonocoque : {1 partie d’argonine sur 30.000 d’Agar Agar arrête en 5 minutes la prolifération du gonocoque.

JADASSOHN, de Breslau, s’est servi de l’argonine en solution à 2 % dans la blennorrhagie uréthrale de l’homme et de la femme.

L'argonine présenterait des propriétés astringentes.

Fe

L’Albargine. — L’albargine est une combinaison d'argent et de gélatose, produit de transformation de la gélatine ; sa teneur en argent est de 15 %. Poudre de coloration jaune, elle donne des solutions neutres qui s’altérent à la lumière. ;

L'albargine à été employée dans la blennorrhagie en injections répétées 4 à 5 fois par jour avec une solution à 2 %. Son action varierait selon que l’on a affaire à une infection première ou qu'il y a eu des atteintes antérieures ; dans une première infection on obtient difficilement la disparition du gonocoque avec ce médicament. Elle ne saurait être considérée comme un bon agent dans le traitement des uréthrites.

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