VIE PRIVÉE DE FÉNELON
Son humeur était égale, sa politesse affectueuse et simple, sa conversation féconde et animée. Une gaieté douce tempérait en lui la dignité de son ministère, et le zèle de la religion n'eut jamais chez lui ni sécheresse , ni amertume. Sa table était ouverte , pendant la guerre, à tous les officiers ennemis ou nationaux que sa réputation attirait en foule à Cambray. Il trouvait encore des moments à leur donner, au milieu des devoirs et des fatigues de i'épiscopat. Son sommeil était court , ses repas d'une extrême frugalité , ses mœurs d'une pureté irréprochable. Il
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fie connaissait ni le jeu ni i*eunui ; son seul délassement était la promenade ; encore trouvait-il le secret de la faire rentrer dans ses exercices de bienCaisance. S*il rencontrait des paysans , il se plaisait à les entretenir. On le voyait assis sur Therbe au milieu d'eux , comme autrefois saint Louis sous le chêne de Vincennes. Il entrait môme dans leurs cabanes , et recevait avec plaisir tout ce que lui offrait leur sim- [^icité hospitalière. Sans doute ceux qu*il honora de semblables visites racontèrent plus d'une fois à la génération qu'ils virent naître , que leur toit rustique avait reçu Fénélon. {Éloge de Fénéion.)