MADAME DE STAËL
Germaine Necker^ barobne de Staël , naquit à Paris. Elle était fille de Neckèr, bà^c^iéir géffevoià, tieVfenu un de» principaux ministres de Louis XVI. Elle reçut une éducation forte et coï^etoça à êtïrïVé àe hdntie ftewfe. Ses ^^MafeH "ë^^ How^ vellei', cti^nédies et ttagédits, ne sont ^ dc^ ébaacèes de talent; mais on y remarque déjà ce besoin de produire de grands effets, d'eiciter de fortes émotionS) qui est un aes caractères àè seè
ouvrages. A vingt-deux ans elle composa des Lettres sur J.-J. Bouitseau, hommage brillant rendu au philosophe dentelle était le disciple le plus illustre. Pcpdant la révolution , elle écrivit son livre de V Influence des passions sur le bonheur, où elle soutient que toutes les passions sont funestes au bonheur des individus et des peuples. En 1801, elle publia son ouvrage de la Littérature considérée dans ses rapports avec les institutions so" ciales, où elle cherche à expliquer l'influence que l'état social et la littérature exercent l'un sur l'autre , et à montrer que la nature humaine tend vers un progrès constant, un état de perfectibilité. Deux ans après parut le roman de Delphine, portrait d'une femme supérieure dominée par ses affections, qui ne peut s'astreindre à suivre la ligne que l'opinion lui trace , et qui devient malheureuse pour s'en être écartée. 11 fut suivi de Corinne , chef-d'œuvre littéraire de l'auteur, qui sut mêler aux incidents d'un roman une peinture magnifique de l'Italie, de ses coutumes, de ses mœurs, de ses arts et de sa littérature. En 4 813, madame de Staiil publia le livre de V Allemagne, où elle attira les regards de la France sur les doctrines littéraires et les mœurs de l'Allemagne , qu'elle peint souvent avec éloquence.
Nous devons encore à madame de Staôl Dix années d'eœil, livre charmant, où elle raconte avec natveté la situation de son Âme, et les Considérations sur la Révolution française, ouvrage où elle s'est élevée à la plus grande hauteur de pensée.
Mademoiselle Necker avait épousé le baron de StaOl-Holstcin, ambassadeur de Suède à Paris. Devenue veuve, elle contracta avec un jeune officier, appelé M. de Rocca, un second mariage, qui est resté secret jusqu'à sa mort.