‹ Les prosateurs Français, recueil de morceaux choisisChapitre 26 sur 326 · PASCAL · texte numérisé non relu

PASCAL

Biaise Pascal, Qls d*un président à la cour des aides , nai* quit à Clermont-Ferrand. Dès son enfance, il annonça un génie prodigieux pour les mathématiques. Malheureusement, la faiblesse de sa santé paralysa ses travaux. La mort de son père et un accident qui lui arriva répandirent une sombre mélancolie sur ses méditations et le détachèrent du monde. 11 se retira dans la solitude de Port-Royal, et y passa ses dernières années dans la lecture des livres saints, dans la prière, et dans les pratiquas les plus austères de la religion. Ce fut pondant cette triste période d'une vie si courte qu'il écrivit ses immortelles lettrée provinciales, proclamées par Boileau comme le plus parfait ouvrage en prose qui existe dans notre langue. Ce livre , où une plaisanterie fine et mordante est mêlée à une éloquence forte et vigoureuse, couvrit d'un ridicule ineffaçable et foudroya la morale alors fort relâchée des jésuites, qui se chargeaient de conduire l<»» âmes mondaines au ciel dans un chemin de velowa. Dans les intervalles de ses souffrances , Pascal s'occupait d'un grand ouvrage en faveur do la religion; il eut h peine le temps d'en jeter quelques fragments sur le papier. C'est dans ces

quelques pages, écrites sans suite et sans liaison, qu'il semble avoir atteint le plus haut degré de sublime accessible au gônie de l'homme.

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