‹ Les prosateurs Français, recueil de morceaux choisisChapitre 282 sur 326 · VILLEMAIN · texte numérisé non relu

VILLEMAIN

AhoUFrançois Yillemain, le plus célèbre de dos critiques, est m'' à Paris. 11 se destina jeune à la carrière de l'enseigne» ment, qu'il a parcourue avec tant de gloire. De 4846 à 4 830, il a été professeur de rhétorique , puis professeur d'éloquence à la Faculté des lettres. Il a traité successivement toutes les parties de notre histoire littéraire. Dans les dernières années de la Restauration., ses leçons étaient, comme celles de M. Guizot et de .M. Cousin, les événements intellectuels les plus im« portants de l'époque. M Villemain a publié son Cours de Littérature française au moyen âge et au dix^huitiime giècle. Ce dernier est un admirable tableau de cette époque mémorable, où il a su mélanger avec un rare bonheur la biographie, l'histoire et l'analyse littéraire. Comme critique, il adopta un éclectisme judicieux : il tient par le bon goût du style à l'ancienne école, et par les idées à la nouvelle. Nous devons encore à M. Villemain des Mélanges, renfermant des discours et des éloges académiques; Lascaris, ou les Grecs au quinzième siècle; un Essai histor que sur la Grèce, depuis la conquête musulmane ; une Histoire de Cromwell, remarquable par la clarté , l'élégance et la grâce de son style.

M. Villemain est secrétaire perpétuel de lAcadcmie française, pair de France, ministre de l'instruction publique, etc.

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