MÉRITES, TANT PIS POUR TOI
// te le faut présente un autre sens : Tu demandes un habit. Il te le faut, je le sais ; mais pour le moment je ne puis te racheter, les fonds me manquent.
C'est son FAUX NOM. Dites : C'est SON SURNOM, c'est UN SOBRIQUET ajouté a son nom.
Faux nom n'est pas français.
La FERMATURE de votre boutique ne vaut rien. Dites : La fermeture de votre boutique, etc.
Fermature n'est pas français.
FERMEZ CE LINGE, FERMEZ ces papiers. Dites : SERREZ CE LINGE, ENFERMEZ ce linge, ENFERMEZ ces papiers.
Fermer n'a jamais cette signification. On ne ferme que ce qui peut être ouvert ou ce qu'on peut dire être ouvert. On ferme une chambre, une boîte, une lettre, un paquet, etc., parce qu'auparavant on pouvait dire que ces objets étaient ouverts.
FERMEZ-LE dehors. Entrez dans votre chambre et FERMEZ VOUS dedans. Dites : FERMEZ LA PORTE SUR LUI. Entrez dans votre chambre et FERMEZ LA PORTE SUR VOUS, ou bien ET FERMEZ EN LA PORTE.
Nous l'avons déjà dit, on ne ferme que ce qu'on peut ouvrir. On n'OMVte \n^?> c\v3Lel(\u'un. Donc on ne peut le fermer.
Là FERBAMENTE de cette maison ne vaut rien. Dites: Les ferrements de cette maison ne valent bien,
Feiramenle n'esl pas français el ferrement ne se dit au singulier quo d'un oulil de Ter : Frète moi ce ferrement que lu tiens à la main, j'ai besoin d'un natif de fer.
On a mis feu a cette maison. Il a pris FEU a cette maison. Dites : On a mis LE FEU a cette maison. LE FEU A pris a cette maison.
Le mot feu, dans ces locutions, doit ûtre toujours précédé dudéterniinalif (e.
Il nourrit son ane avec des FÉVERONS. Dites : avec des FÈVEROLES.
Ce diminutif du mot fève se dit aussi quelquefois dos haricots secs : un plat de féveroles.
Cet enfant voit la FIN db tout. Dites ; Cet enfant DÉTRUIT TOUT, BRISE tout.
Voir ta fin d'une chose c'est la voir Unie, entièrement achevée : Depuis longtemps on travaille à cet édifice, il me tarde (J'en voir la fn.
Je lui ai donné un pantalon FLAMAN neuf. Dites : Un pantalon battant neuf, un pantai.on TOUT neuf.
Flaman n'est français qu'avec un d à la fia (flamand] et alors il signifie un homme né en Flandre, et battant neuf n'appartient qu'au style familier.
Ce bois ne flamme point. Faites FLAMMER ce bois. Dites : Ce bois ne FLAMBE poist. Faites FLAMDER ce dois. Flammer n'est pas français.
Sa flegme m'impatiente. Dites : Son FLEGME m'impa- TIBBTE. Il est D'UN FLEGME incroyable.
FUgme est masculin en français.
Ce COUSSIN EST ORNÉ D'tIN FLOT DE SOIE, D'O» FLOT DE
LAisï, etc., à cliaque coin. Dites : D'une HOUPPE de soie, USE HOUPPE DE LAINE, elc., ou bien d'un GLAND de soif;, d'un GLAND DELAOE, etc.
il faut employer cette derniÈre expression, quand l'assemblage des filets de soie ou de laine est surmonté d'une espèce de tâLe, coiiimo ceux qui terminent les cordons d'un dais, d'une bannière, etc. Quant au mol flol, il ne signiDe guère autre chose, en français, qu'une élévation qui se forme sur une eau agitée.
Une flotte de m. Une FLOTTE de cheveux. Dites : Un FLOCON DE FIL. UNE TOUFFE de fil; un FLOCON de cheveux, UNE TOUFFE DE cheveux.
La dernière expression désigne une plus grande quantité. On dit aussi une mèche de cheveux; mais ce n'est point la même chose : dans une mèche, les cheveux sont allongés et en quelque sorte collés les uns à côté des autres. Uiw flotte est en franchis une réunion de vaisseaux.
J'itUI CHEZ vous UNE FOIS DE CE som, UNE FOIS DE
DEMAIN, etc. Dites : J'irai chez vous dans le COURANT de la SOIRÉE ; j'irai chez vous demain dans la journée, dans le COURANT DE LA journée
Une fois ne peut signifier que le contraire de plusieurs fois. J'iro» chez vous demain une fois ; «tais pas plusieurs fois, je ne te puis.
La fois que je le vis chez us tel, il ne he parla pas. Diles : Le JOUR ou je le vis chez un tel, etc.
Fùi$ ne peut jamais s'employer sans l'idée d'un nombre, d'une action qui se réitère : Lapremière fois.'la dernière fois que nous h vîmes, chaque fois que nous l'amns vu, etc.
LES AUTRES FOIS nous faisions ainsi, aujourd'hui c'est DIFFÉRENT. Diles : AUTREFOIS, en un seul mol.
Fois n'a plus ici le mëniiB sens que dans les arlides précédents. Joint à l'adjectif autre, il forme un adverbe qui sïgnitie au temps passé, anciennement.
Dbs fois qu'il t a nous allons a la campagne, des FOIS qu'il t a nous restons en ville. Dites ; QUELQUEFOIS