PASSANT
Hurter n'est pas français.
Autant vaut-JL rARTiit maintenant. Autant yaut-IL faise CELA TOUT DE soiTE. Dîles : Adtant vaut partir maintenant. Autant vaut faire cela tout de suite.
Le pi'onoiLi il, qu'on ajoute après vaut, est toul-à-fail
IL SE connaît bien, IL SE voit bien que vous Aveï ktè HALADE. Dites : ON LE cunmii bien, ON LE voit bien que
vous AVEZ ÉTÉ HALADE.
Lë3 verbes corinaitre et voir ne s'emploienl jamais ainsi impersonnelleinenl.
IMMANQUABLE, IMMEUBLE, IMMORTEL, etc. No prononcez pas INHANQUABLE, INMEUBLE, INMORTEL.
Dans ces mots, comme dans tout autre, coiiimençanL ainsi par imm, la première m n'est point nasale comme daus imbiber, imposer, etc. ; on doit lui conserver le son labial qui lui est propre, c'est-à-dire que pour la prononcer ou appnie les lèvres l'une contre l'autre immédiatement après le son i.
Vous ÉTÉS IMPARDONNABLE d'en Avoir usé ainsi. Dites : Vous ÊTES INEXCUSABLE d'en avoir usé ainsi.
C'est la faute commise qu i est pardnnnahle ou impardannatile, parce que c'est la faute que l'on pardonne ou qu'on refuse de pardonner. Celui à qui on la pardonne peut seulement glre excusable ou inexcusable.
C'est use mCONSCIENCE de laisser ainsi les cens a la PORTE. Dites : C'est CONSCIENCE que de laisser ainsi les
gens a la porte. II. T A DE la CONSCIENCE a laisser A M31
LES gens ai.apoute.
Inconscience n'est pas français.
Ce sost des INDICES mOMPKUSES. Dites : Des INDICES TROMPEURS.
Indive est masculin en rrançais. H ne Faut jamais juger du genrid'un subslanlif dans une langue par celui qu'il peut avoir dans une autre.
CfiLA EST INDIGEST. Dites : Cela est INBIGESTE.
Cet adjectif n'a en tVançais <]u'une seule Torme pour les deux genres. C'est toujours indiifesle qu'il faut dire : Un fruit indigeste, une viatide indigeste, comme on dit un ftomnw lunnêie, une femme honnête.
Les ennemie INFECTAIENT toit i.e pays. Dites : Les EXME«is INFE.STAIENT TOfT le pays.
Infectaient voudrait dire que les ennemis répandaient des odeurs infectes daos tout le pays.
DiKs SOS iiALBEUii II. liNTERCÉDAIT tols les Saints dd Pabams.. Dites : D.ws son malheur il INVOQUAIT tocs les SwsTS nu Paradis.
On n'intercède pas quelqu'un ; ce verbe est intransitif (5) : Ow intercède auprès de quelqu'un. H intercède pour a<M père auprès de tous les Saints l'u Paradis. Les Saints intercédtnt auprès de Diea ptnir nous.
■ 11, SE faut INVECTlVEIt PERSONNE. Dites : Il ne faitt INVECTIVER CONTRE PERSONNE.
Inveciicer est intransitif (5) ; il ne saurait avoir par consôqnert un complément direct.
Vous PEiiDEZ VOTRE JARR.ATIÈRE. Dites : Votre JARRE-
riÈiiE.
Jairatièrc n'est pas français.
Mettez ofla hans un JARRON. Dites : Dans une petpte JARRE,
langtiu frani^aist; n'a point pro-
lU. Dites t D'os
Nous avons déjà dit ({iic I:
[jremenl de diminutir en oiu
Ce jardin est oiinë d'un beau JEU i
BEAU JET d'eau.
Il ne s'agit point ici d'un jeu, mais d'an jet, c'est-à-dire d'une eau jetée^ jaillissant avec force hors d'un tuyau el qui s'élève.
Il est encore JEUNE HOMME. Il veut hesteb JEUNE HOHHE, SE JAMAIS SE MARIER. Dltos : Il est encore GÂR-
l,;ON, IL VEUT RESTER GARÇON, CtC. iL EST ENCORE CÉLIBA- TAIRE, u. veut rester célibataire, elc.
Jeune homme ne signilie jamais autre chose qu'un homme jeune, célibataire ou non.
0» LUI A fait un JOLI enterrement. Dîtes : Un BEL em-
TERREHËNT,
Joli signifie agréable, qui plall par quelque chose de gracieux, de riant, etc., toutes qualités qu'on ne saurait voir dans un enterrement, quelque beau et magnifique qu'il soit.
yuE VBUx-TU JOUER QUE j'y SOIS AVANT TOI ? Diles : Que
VEUï-TU PARIER QUE j'y sois AVANT TOI ?
Jouer n'a jamais cette signification.
Le mois de juin. Prononcez comme il est écrit, JUIN el mon pas JOUIN, ainsi que le font bien des personnes.
Cet HABIT m'est us peu JUST. Dites : M'est un peu JUSTE.
Just n'est pas français ; on dit juste au masculin comme au
féminin, ainsi qu'on liil un komme hoiméle, une femme konnéU.
Nous MANGEONS DE LA BONNF. VIANDE, MAIS NOUS N'AVONS JAMAIS DE LA SOUPE ; IL NE NOUS DOh'ME l-AS DU VIN, ET SOU- VEST IL n'y a PUIST Dli DESSEIIT POUR NOUS. DileS : Nous MAN- GEONS DE DOSNË VIANDE, MAIS NOUS N'AVONS JAMAIS DE SOUPB ; il. NE NOtS DOSNE PAS DE VIN, ET SOUVENT IL N'ï A POINT DE DESSERT POUR NOUS.
Ce sont là deux excûplioQs â la règle que nous donnons ci-dessus sur le régimo do la préposition de. Elles consîslont à supprimer l'ariicle lorsque ce régime est préuédé d'un sâjectir, el lorsqu'il est employé comme complément direct d'un vorbe transitif ou impersonnel formellement mSgatif. En conséquence, dans celte phrase : h crains yu'it n'ait da la mépance, l'ariicle est nécessaire, parce que l'expression n'ait ne comprend pas un verbe réellement négatif; ce qu'on crainl, c'est qtt'il ait de la méfiance.
Il est toujours bien entendu que dan» quelque cas que nous indiquions l'absence de l'article, il redevient nécessaire, si quelque idée particulière détermine son substantif : Donnezmoi de lubunne confiture que vous avez achetée ce maiin, elle est encore meilteure que celle qui vous reste d'hier. Nous n'acoM jamais de la soupe qu'on sert à la première table. Il ne nout donne point du vin de sa campagne, c'est toujours dacelui que lui envoie son frère. Un simple adjectif peut quelquefois ÔW dâlerminalif, comme dans cet eitemplc de Racine : Je ne vout ferai poini des reproches frivoles ; c'est comme s'il eut dit : /evous ferai des reproches, mais ce ne sera point de ceux qui sont frivoles ; tandis que je ne vous ferai point de repro~ ehes frivoles signifierait : Les reproches étant généralemetU chose frivole, je ne vous en ferai point. Enlln l'artiuie redevient nécessaire, malgré la négation, s'il s'agit d'exprimer que le verbe, négatif pnr rapjiorl à l'objet en question, est nfflrinaiif
'par rapport à un autre. E\, ; Il ne mange pas de i.A viande,
il mange du poisson 11 ne nous donne pas di- tin. îL nous donne
de la bière. Nos amandiers greffés produisent beaucoup main-
Unant, mais Us ne produisent plus des amandes.
Il s'est cassé LA jahbe, il s'est cassé LE duas. Dites : Il s'est cassé une jambe, il s'est cassé UN bras.
En employant le dé termina tif la, (r", il faut indiquer quelle jambe, quel bras : Il s'est cassi la jambe droite, la jambe gauche, le bras droit, le bras gauche.
Ce malade est toujours LA même chose, il ne va pas HiECs. Dites : Ce malade est toujours DE MÊME, il ne va
Le malade n'esl pas une cbose. il ne saurait donc Stre toujours la niënte.
La fête de la Noël. DiLes : La fête DE Noël, ou simplUQient lA NOËL.
Ces deu>: mots la Noél représentent elliptiquement l'expression complète la (fêle de) Noël ; fête de est sous-enlfindQ. L'article ta qui précède est adjectif du mot fêle et non de JVoèî, qui est masculin. On dit proverbialement : On a tant chanté, tant crié .\oél, qu'à la fin it est venu.
H& HËitG EST contente ET LA SERA LONGTEMPS. Dites : Et LE SERA LONGTEMPS, c'est-à-dir6 sera longtemps ce que je viens de dire, contente.
Le pronom te reste ainsi aécessairenienl invariable, quand il représente, non un substantif, mais un adjectif, une manière d'ôtre, un état particulier, etc., qui nécessairement n'a ni genre, ni nombre.
Tu NE VEUX PAS VENin, EH BIEN ! LAISSE-T-EN. Dites : Eh BrEN I NE VIENS PAS, RESTE SI TU VEUX, etc.
Laisse-t-en n'est pas français. On ne se laisse pas de quelque chose.
Ce LAMPJON tST TROP PETIT POUR CETTE LAMPE. Ditâf : Ce LAMPEROS EST TROP PETIT, elc.
Un lampion est un petit vase pour faire des illuminations.
Ce doigt, oiij'ai mai,, me LANCE, «e fait des LANCÉES. J'AI DES L.4NCF,MENTS dans les oiieh.i.es. Dites : Ce doigt, OC j'ai mal, m'élance, me fait des élancements. J'ai des ÉLANCEMENTS dans les cueilles.
Lancer, dans le sens â'élancer, n'est pas français, et lancée comme îancmnent, n'est français dans aucun sens.
Je LANGUISSAIS DE vous vom. Dites : H LANGUISSAIS
DANS l'attente de vous yoib, aPRÉS le plaisir de vods VOIR, etc.
Languir de, suivi d'un infinitif, n'est pas français. On languit Je faim, rfe soif, de misère, elc. ; mais jamais demander, de boire, de vo^, de faire, etc.
LARHUSE. Dites: LORMUSE.
C'est le Dom vulgaire le plus usitiS de ce petit lézard gris.
LarmMse n'est pas français.
Il habite une LAUVISSE. Dit«s: une MANSARDE.
Cti petit logement qui prend son jour sQr le toit, est ainsi nommé de l'architecte Mansard, qui fut, dit-on, le premier à le construire.
Lauvisss n'ei'jt pas français. *
DoHNE'HOi LE. Prends-toi LA. Esvoie-nous LES. Dites: DOBHE-LE MOI. Phends-LAtoi. Envoie-LES nous, etc.
Les pronoms le, la, les sont ici le régime direct des verbes donne, prends, envoie, cl le régime direct doit Ûtre toujours le premier, quand il n'est pas plus long que les autres et qu'on n'a pas de raison particulière pour le placer le dernier.
Prends LE c*f
(EMA1N. Mets-toi us
^^F^ HOïENT S