‹ Les provençalismes, corrigés, ou, Corrections raisonnées des fautes de langage et de prononciationChapitre 6 sur 73 · SOLEIL · texte numérisé non relu

SOLEIL

le mol abat-jour ne désigne point en français, une fermeture de fenêtre, mais une sorte particulière de fenêtre, une fenêtre dont l'appui est en talus, c'est-à-dire penché en dedans afin d.'al)attre le jour, de le faire communiquer plus verticalement daus le lieu ott elle est pratiquée. Telles sont ordinairement les fenêtres de nos églises.

Il we faut pas ABRUIÏER cette affaire. Dites : Il Nb FAUT PAS ÉBRUITER cette aifaire, faire DU BRUIT dk

cette AFFAIRE.

Abruiter n'est pas français.

J'ai accoutumé le travail. Dites: JE SUIS ACCOU- TUMÉ AU TRAVAIL.

On n'accoutume pas quelque chose; on accoutume quelqu'un à quelque chose, on s'accoutame à quelque chose.

ACCULER DES SOULIERS, ACCULER des bottes. Dites: ECULER des souliers, ECULER des bottes.

Acculer signifie pousser contre quelque chose qui empêche de reculer. On accule quelqu'un dans un coin contre une muraille : ce qui est bien différent que de faire plier, par derrière, ses bottes ou ses souliers.

ADIEU, MON AMI, COMMENT TE PORTES-TU ? DitCS : BONJOUR, MON AMI, COMMENT TE PORTES-TU ?

Qu'on tutoie ou non la personne à qui Ton parle, c'est toujours bonjour qu*il faut dire. Adieu est une expression elliptique (6) qu'on ne doit employer qu'en prenant congé, qu'en se séparant de quelqu'un : Adieu, mon ami, au revoir.

Cet ENFANT A DE l'ADVERSION pour l'étude. Dites Cet

ENFANT A DE l' AVERSION POUR L'ETUDE.

Aversion, ainsi écrit, sans d, est composé de la préposition à qui marque l'éloignement, tandis qu'avec un d, si adversion était français, il exprimerait tout le contraire; il signifierait, comme le latin adversio, un penchant, une disposition pour quelque chose.

Dans l'AFFAIRE de deux ans il peut terminer cet OUVRAGE. Dites : Dans l'ESPACE de deux ans il peut terminer cet ouvrage.

Affaire ne signifie jamais en français une étendue de temps.

J'ai payé un franc pour l'AFFRANCHISSAGE de cette lettre. Dites : Pour L'AFFRANCHISSEMENT de cette lettre.

Affranchissage n'est pas français. On dit toujours affranchissement, qu'il s'agisse d'une lettre, d'un esclave, etc.

Il en a mal agi envers moi. Dites : Il en A mal USÉ envers moi, ou simplement, il A mal AGI envers moi. En agir n'est pas français ; mais c'est une faute qui ne se

' • fail 1

fait pas seulement en Provence ,- Racine an reprend son Ma, ' qui l'a laite dans une des lettres qu'il écrivait à son père.

Je l'ai AGONISl!;. Dites: Je lui âI donné les dehhiers SOINS PENDANT SON AGONIE.

Agoniser n'est pas français dans ce sens; il signifie être à l'agonie. On dit, d'un malade: moinieiianl il ajoniie pour dire: inaintenant il est à l'agonie.

Il m'a agonisé d'injures. Dites : II, m'a AGONI d'injures.

Agoniser n'est pas français nou plus dans ce sens. Nous

venons de dire que agonisa signilie seulement Stre âl'agonie.

Il ni paut i>as AGOURUANDIR les enfants. Dites : Il HE FAUT PAS AJ'FRIANDER les enfihis.

Ayourmandir n'est pas français et rendre gourmand ne rendrait pas l'idée qu'on veut e:!primer par agourmandir, car le gourmand n'est pas celui qui aime la chère iine et délicate, mais celui qui mange avec excès et avidité,

AGRIOTTE n'est pas français. Cotte espèce de cerise s'appelle GRIOITE.

AIG'JISER, AIGUI&EUR, Aicuillette, aiguillon. PronoDce£ CCS mots et leurs dérivés, en faisant seutir l'u, comme dans te mot aiguille.

Cet avis s'adresse aux personnes qui prononcent aighiter, c'est à dire sans faire sentir l'u et en conservant au g le son rude que lui donnait cette lettre qu'elles suppriment.

LES AILES DE VOTRE CHAPEAU SONT UN PEU TROP GILiHDRI.

Dites ; Les BORDS de votre chapeau, etc,

Quoiqu'on dise, par analogie, les ailes d'un moulin, leiailts (Tfin édifice, on ne dît jamais les ailes d'un chapeau.

N'AILLE PAS SO0S TRAHIR, NE VIENNE PAS nous troubler- Dites : Ne VA pas NOUS TRiHrB, se VIENS pas nous iKOU&Lt&,

Aille et vienne n'appartiennent qu'au mode subjonctif et ne peuvent pas par conséquent être employés comme étant rimpératif des deux verbes ailer et venir.

Il aime jouer, riee, causer, etc. Dites : Il aime A jouer,

A RIRE, A CAUSER, CtC.

Aimer veut toujours la préposition à avant Tinfinitif qui le suit, excepté quand celui-ci est précédé de Tadverbe mieux : il aime mieux lire que jouer.

Les airs de la PLAraE, les AIRS de ce quartier sokt TRÈS VIFS. Dites: L'air de la plaine, etc.; l'air de ce

QUARTIER, etc.

n n'y a partout qu'un seul air : il varie à la vérité selon les lieux, les jours, les saisons ; il peut avoir plusieurs qualités en môme temps : être froid et humide, humide et chaud, etc. mais cela ne fait qu'un seul air.

AIX. Prononcez AIS, en faisant sonner l'x comme une seule s sifflante (8)

L'a? finale a encore cette prononciation simple de l's, dans six et dtx, non suivis de l'objet nombre : \e six, le dix du mois, f en ai six, fen ai dix, etc., que l'on prononce : le sis, le dis, etc., et elle se prononce ks dans Astianax, Palafox, Pollux et tout autre nom propre de cette terminaison, ainsi que dans imlex. Phénix, Sphinx et tout autre nom commun d'origine grecque ou latine.

Ces RIDEAUX sont trop courts, il FAUT T FAIRE UN AJOUT. La TABLE SERA TROP PETITE AUJOURD'HUI, IL FAUT T METTRE

L'AJOUT. Dites : Ces rideaux sont trop courts, il faut y METTRE UNE ALLONGE. La table sera trop petite aujourd'hui, il faut y mettre l'allonge, une ALLONGE.

Au lieu d'allonge, on dit mieux aujourd'hui rallonge, mais ajout n'a jamais été français.

Le verbe aller ne s'emploie point en français, pour ex cette idée de compenscUton,

Etre ALLÉ ou avoir été. Demander si Ton peut emplofirl indifféremment Tune ou l'autre de ces deux expressioBti comme paraissent l'avoir fait quelques uns de nos autem^ c'est demander, selon nous, si Ton peut dire indifféremmeit JE SUIS ou Je vais, pour exprimer la même idée.

J'ai été à Rome et je suis allé à Rome ne nous paraisse différer de je suis à Rome eije vais à Rome que parce qtt*ili indiquent un passé, au lieu que je suis à Rome et je vcm à Rome expriment un présent, autrement c'est toujours la même idée fondamentale: d'un côté celle de se trouver I Rome : je suis à Rome, c'est à dire je me trouve à Rome ; fd été à Rome, c'est à dire je me suis trouvé à Rome ; de l'autre celle de se transporter à Rome : je vais à Rome, c'est à dire je me transporte à Rome, je suis allé à Rome, c'est à dire jît me suis transporté à Rome, Ainsi selon que nous voudrons exprimer l'une ou l'autre de ces deux idées, celle de s*étn trouvé dans un lieu ou celle d'y être allé, nous emploierons avoir été ou être allé.

Je ne dirai donc j'ai été, f avais été que quand je voudrai exprimer comme passé ce que j'exprimerais au présent par je suis : j'ai été au sermon, signifie selon nous, je me suis trouvé dans un état, une situation où j'aurais pu dire : je suis au sermon, eije suis allé au sermon signifie j'ai fait l'action que j'aurais exprimée, au présent par je vais au sermon, c'est à dire que je suis allé au sermon signifie : je me suis transporté, au lieu oii Von devait prêcher, pour entendre le sermon ; ce qui n'est pas la même chose que d'avoir été au sermon, car pour employer cette dernière expression, il faut qu'il y ait eu réellement un sermon, tandis qu'avec l'autre, il peut se faire que le sermon n'ait pas eu lieu : Je suis allé au sermon ; mais ça été une course inutile, le prédicateur était malade. Par là même raison je dirai avec être allé : Monsieur que vous voyez

est allé trois fois à Paris dans moins d'un mois, nous ■ \mes allés deux fois à la campagne aujourd'hui, malgré la avec avoir été, M, un tel a été trois fois à Paris sans ir le Roi, espérons qu'il sera plus heureux: celte fois-ci ; nous été deux heures à la campagne, à parcaurir les champs, ^ malgré l'ardeur du soleil. Dana le premier cas je n'ai en vue ^ que le transport et dans le second que la station.

La règle, qu'ont donnée les grammairiens, d'employer avoir été lorsqu'on n'est plus dans le lieu et être allé, dans ie cas ^ contraire, nous parait venir d'une mauvaise observation. Hs n'ont pas fait attention, ce nous semble, qu'il s'agit presque toujours d'une idée d'étal, de station dans les passages lù ils croient que nos bons auteurs ont employé avoir été sens d'^trs allé, et que, si dans aes passages, cette ■nière idée est réellement réveillée par avoir été, ce n'est par induction, que parce qu'il est difficile de s'être trouvé s un lieu sans y être allé auparavant.

Voltaire a fait justice de je fus nu lieu de /aliai, et je fus, dans cette acception, est depuis lora regardé comme une faute. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas en faire 'autant do fat été, fau'-iis été, et qui ne diffèrent de je fus que parce que ce sont des temps composés et que je fw est un temps simple, autrement dit, parce qu'ils n'expriment pas le même temps.

Voici ce que dit Voltaire, parlant de ce vers de Corneille : Il fut jusques à Home implorer le Sénat ; c il fut implorer est a une licence qu'on prenait autrefois. Il y a même encore B plusieurs personnes qui disent je fus le voir, je fus lui n parler ; mais c'est une faute par la raison qu'on va voir, a qu'on va parler et qu'on n'est point parler, qu'ait n'est point

AMANDON. Nous n'avons point en français de mot particulier pour distinguer les amandes cueillies avec leur enveloppe verle, do celles qu'on a laissées sécher sur l'arbre el

qa'-M raiid eniièremcni dépouillées do cette première t lâppe que l'on appelle échle. On nomme les pre uuifoEsntAicHEseï l£s autres AHA^uEs sËcues, ou (

GiHTS D'ANGOLA. Dites : GUtTs D'ANGORA.

C'est ainsi qu'on appelle des lapinst des cbaU, des c dont le pûiL soyeux sert à faire ces ganis ui nntrea-o parce qu'ils sont originaires d'unu ancieaoe ville d'An) appeléu ^nffora,' taudis qu'JnffoJa est un grand pay»-'d Basse- Ëlbiopie, sur la cdle occidentale de l'Afrique, n'a jamais vu aucun de ces animaux à poil soyeux.

J'AI ACHETÉ L*»E PLAi^B D'AHENTHB. DKes : de MEN ^ AKESTue n'est pas français.

ANOBLIR el ENNOBLIR ne doivent point ilee i Ahoblib signifie élever à la dignité de noble, ot Ehh^ ^ (qu'on doit prononcer an-noblih), siguiRe relever, I de l'importance, de la considération, etc. : Ennoblis tsi

' nOMS PAR LA HANIÈnE DE LES FAÎBE. QUE LA VEKTU T'ENnOÛ ET LE Boi t'AKOBLlRA.

ANTICHAMURK est féminin comme chambre. LA phkhj

ANTICHAMBRE. U.NË GRANDE AHTICHAMBUE.

Les autres mots ainsi terminés entre précédé d'une voyeRA^ 1 I Msale (10) sont masculins, excepté omire et Samire, rîviôtft, ,

APBSEZ-VOUS. APESEZ cet Housie. Dites : APAISEZ' I TOUS. APAISEZ cet homme.

Apaùn vient de paix et non de peser, comme semblent iB'J croire ceux qui disent apesei-vous, en prononçant pe, deuxième syllabe, comme si elle était formée d'un e muet.

Nots AVONS DE fiRANDS APPARTEMENTS ëT voici CE! OD coticHE MON FILS. Diles : Nous avons UN grand APPAhTK-^

LES MONTRE. Ditcs : J'ENSEIGNE moi-même mes enf c'est moi seul qui les enseigne.

Apprendre signifie proprement prendre vers soi, poai c'est-à-dire acquérir; mais on ne le dit jamais que c qu'on acquiert par l'intelligence. Son régime ne saurait être le mot enfant. On apprend les mathématiques, Thisl etc., quand on acquiert ces connaissances, et on les apf à quelqu'un quand on les lui fait acquérir. Je lui app chaque jour quelque chose de nouveau.

Montrer signifie seulement indiquer, faire voir.

C'EST UN APPRENTIE , c'Esr une APPRENTIVE. D c'est un apprenti, c'est une APPRENTIE.

Apprentiff apprentive, anciennement usités, ne se d plus aujourd'hui.

Vous AVEZ BATI CONTRE LE MUR DE VOTRE VOISIN, VOV

DEVEZ L'APPUYAGE. Dites : vous lui devez la MITOYENM Appuyage n'est pas français.

Il lui court APRÈS. Il lui marche DERRIÈRE. Ii MARCHE DEVANT. Dites : Il court APRÈS LUI. Il mai DERRIÈRE LUI. Il marche DEVANT LUI.

Il faut un complé...w.il à ces prépositions après, derr devant, et ce complément ne saurait les précéder.

Il est APRÈS dîner. Il est APRÈS déjeuner. Il APRÈS SOUPER. Ils sont APRÈS boire, etc. Dites : IL D IL DÉJEUNE, IL SOUPE, ILS DOIVENT, etc.

Après diner, après déjeuner, après souper, après boire, ne signifient jamais autre chose qu'après le diner, qu apr déjeuner, etc. Les jugements qu on rend après boire sont s\ à appel.

On demande APRÈS vous. Dites : On vous demande. Yous cherche, Après vous, dans ce sens, n'est pas français.

ARAIGNÉE. Prononcez Altil-CSÉE, eo conservEtst a

deux voyelles réunies ai, le sou de l'È qu'elles ODt toujours, 1

' à moins que l'i ne £oit Iréma i.

•' Les personnes qui pronoDcenl ara-ignée-, en séparant l't dé 1

Ils voyelle a qai précède , croient devoir joindre cet t au g\ qui suit pouc lui donner le soa monitlé qu'il a dans araignée, I I et c'est là une erreur. Le ij suivi d'un n est toujours mouillé, l' qu'il soitou non précédé d'un i : Cam/ia-gne, co-gnÉe,sai-gnée,

L'ARBORISTE voi's vendra cette plante HÉnicniALB. Dites : L'HERBORISTE vous vendra cette plante MÉorciHALE.

t Le mol orfeûriste, qui est d'ailleurs peu usité, signifte un j cultivateur d'arbres.

h. LUI FERAIT FAJiiB L'ARBRE DROIT. Dites : Il lui ferait | faire L'IHPOSSIULE.

Faire l'arbre droit n'a pas de sens en français.

ARDEUHENT. Prononcez AciDA-UAnT avec le son a, sans | nasiller, sans faire sentir la première m (B).

Ainsi se prononcent Ions les mots lerniinés en emment ou en ammtTtt, oii l'on ne doit jamais Taire sentir qu'une seule m, après le son a, que ce soit un a réellement ou un e qui précède, comme prudemment, abondamment, arrogammmt, etc., qu'on prononce pruda-ment, abonda-metU, arroga-ment. J

ARGEOLET ni ORGEOLET ne sont français. C'est OR- I GELET qu'il faut dire. I

On nomme ainsi cette petite tumeur qui vient sur le bor<t'1 des paupières, parce qu'elle a à peu prÈs la forme d'un peBt 1 grain d'orgo. "I

ARGEROLE, ARGEUOLIER. Dites : AZEROLE et AZERO- I LIER.

C'est ainsi qu'on nomme ce fruit et cet arbre. Aryerole et ArgeroUer ne sont français dans aucun sens.

Le bel armoire. Dites : Là belle ARMOIRE. Ce svbi-l

tantif est féminin en français.

Il me doit encore deux années d'ARRIËRAGES. Dites:' D'ARRÉRAGES.

Arrièrages, qu'on disait autrefois, est aujourd'hui touti-' fait hors d'usage, quoiqu'il soit plus conforme au mot dont il dérive.

G*EST MON ARRIÈRE-GRAND -PÈRE. Dites: C'est mos BISAÏEUL, c'est-à-dire le père de mon aïeul, celui qui est par conséquent deux fois mon aïeul.

Bien qu'on dise arrière-petit- fils, pour indiquer celui qô vient après le fils dans la ligne descendante, on n'appdie pas en français, arrière-grand-pêre, celui qui vient après le père dans la ligne ascendante.

L'ARROSAGE de cette promenade, de ces plantes, ds

CES LÉGUMES, CtC., EST NÉCESSAIRE, A CAUSE DE LA SÉCHERESSE.

Dites : L'ARROSEMENT de cette promenade, de ces plantes, etc.

Arrosage ne se dit que de l'action de conduire l'eau d'une rivière ou d'un ruisseau sur des terres trop sèches : la petite du terrain facilite V arrosage.

Quoiqu'elle ne soit qu'une simple ARTISANNE, elle a

REÇU une bonne ÉDUCATION. DitCS .* QUOIQU'ELLE NE SOIT QU'UNB SIMPLE FILLE d'aRTISAN, ELLE A REÇU, CtC.

Artisan est un substantif qui n'a point de féminin : on ne dit pas artisan, artisanne, comme on dit fermier^ fermière ; fripier, fripière.

ASSIS-TOI, ASSOYONS-NOUS, ASSOYEZ-VOUS. Dites: ASSIEDS-TOI, ASSEYONS-NOUS, ASSEYEZ- VOUS. Cependant à la rigueur on peut dire aussi assois-toi, assoyonsnous, ASSOYEZ-VOUS.

Vu ArrRAPE-FER. Diles : UNE POIGNÉE POUR

UNE l'OICNËE l'ouR tenir les fehs a nEPASSEi. ÂllTope-fer n'est pas fraoçnis.

Il vend KV détail. Il ne vend pas AU détail. Dites :

►tend EN DÉTAIL. Il me vend pas en 6ÉTAIL.

Il faut ici la prâposilioD en, comme on la met ea dîsai Il vend en gros.

AU PLUS o>' LE LUI DÉFEND, AU pi.vs IL LE FAIT. Dîtes aîiii> ptemenl : PLUS on" le loi défend, PLUS il le fait. PLUS a. HANGE, PLUS IL HAicHiT, etc.

Au ;'lus n'a jamais do corrélatir; il leritiine toujours 1> pbrasG. It a mille franea de Tente au plus. Il ne vous coûtera que six francs aa plus.

Il se met toujours AU kang d'ogson. Dilos : Il se

TOUiODltS EN RANG D'DGNON.

Au ranif demande rail apràs lui un substnnlir détermiaé Le mensonge avail mis les ornons au rang de$ dieux, mais kt vérité a su remettre ces diettse au rang des ognons.

Dieux et agnons sont ici déterminés par i'arLiule les contracté avec la préposilion de.

Aller AU taillrub, AU cordonnier, etc. Dites : CHEZ

H LE TAILLEUR, CHEZ LE CORDONNIER, CtC.

Aller à quelqu'un, ce n'est point proprement aller chez lai, ^ c'est aller vers lui avec résolution: Il veut me battre, eh! bien, KJevaisàlui; autrement c'est aller auprès d'une personnfi f dans l'intenlion d'en obtenir quelque chose. Ainsi : On va ou u Uinistre, au Commissaire de police, dans l'intention [- d'obtenir d'eux une réparalion d'offense, une grâce , ane t feveur, etc.

C'EST USE BONNE AUGUKE. Dites :

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