SE RAPPORTANT AUX PROVINCIALES
où on a copié des autographes aujourd'hui perdus. J*ai vérifié scrupuleusement ceux qui se trouvent dans le cahier autographe ; je les ai laissés dans l'ordre où M. Faugère les avait donnés. Je n'y ai presque pas mis de notes, parce que les Provinciales mêmes leur servent en général de commentaire.
442. — Us ne peuvent avoir la perpétuité et ils cherchent Tuniversalité , et pour cela ils font toute rÉglise corrompue , afin qu'ils soient saints.
440. — Peut-ce être autre chose que la complaisance du monde qui vous fasse trouver les choses probables? Nous ferez-vous accroire que ce soit la vérité, et que, si la mode du duel n'était point, vous trouveriez probable qu'on se peut battre, en regardant la chose en elle-même?
90. — S'ils ne renoncent à la probabilité, leurs bonnes maximes sont aussi peu saintes que les méchantes , car elles sont fondées sur l'autorité humaine, et ainsi, si elles sont plus justes, elles seront plus raisonnables , mais non pas plus saintes. Elles tiennent de la lige sauvage sur quoi elles sont entées.
— Si ce que je dis ne sert à vous éclaircir, il servira au peuple.
— Si ceux-là se taisent, les pierres parleront *. 85. — Toutes les fois que les Jésuites surprendront
le pape , on rendra toute la chrétienté parjure. Le pape est très aisé à être surpris, à cause de ses affaires et de la créance qu'il a aux Jésuites,
1. Le chiffre placé devant un fragment indique la page du cahier autographe où ce Fragment se trouve. Un 6 signifie qu'il est tiré du recueil .du P. Guerrier.