‹ Les provinciales de PascalChapitre 111 sur 124 · II · texte numérisé non relu

II

qu*aussi bien ce serait leur être contraire que de ne le pas croire.

97. — Le serviteur ne sait ce que le maître fait*, car le maître lui dit seulement Faction, et non la fin, et c'est pourquoi il s'y attache servilement, et pèche souvent contre la fin. Mais Jésus-Christ nous a dit la fin. Et vous détruisez cette fin.

(}. — 1^ probabilité est peu sans les moyens corrompus, et les moyens ne sont rien sans la probabilité.

— Il y a du plaisir de pouvoir bien faire et de savoir bien faire, scire et posse, La grâce et la probabilité le donnent, car on peut rendre compte à Dieu en assurance sur leurs auteurs.

— Annat. Il fait le disciple sans ignorance, et le maître sans présomption*.

6. — Les Jésuites. Les Jésuites ont voulu joindre Dieu au monde, et n'ont gagné que le mépris de Dieu et du monde. Car du côté de la conscience, cela est évident, et du côté du monde, ils ne sont pas de bons cabalistes'. Ils ont du pouvoir, je l'ai dit souvent, mais c'est-à-dire à l'égard des autres religieux. Ils auront le crédit de faire bâtir une chapelle et d'avoir une station du jubilé, non de pouvoir faire avoir desévêchés, des gouvernements de places. C'est un sot poste dans le monde que celui de moines, qu'ils tiennent par leur aveu même (P. Brisacier, Bénédictins). Cependant. .. vous ployez sous les plus puissants que vous, et vous opprimez de tout

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