‹ Les provinciales de PascalChapitre 112 sur 124 · fait, c'est-à-dire il suppose · texte numérisé non relu

fait, c'est-à-dire il suppose

3. C'est-à-dire cabaleurs ; mais le mot ne se trouve en ce sens ni dans r Académie ni dans Littré.

votre petit crédit ceux qui ont moins d'intrigue que vous dans le monde.

G. — En corrompant les évêques et la Sorbonno, s'ils n'ont pas eu l'avantage de rendre leur jugement juste , ils ont eu celui de rendre leurs juges injustes. Et ainsi quand ils en seront condamnés à l'avenir, ils diront ad hominem qu'ils sont injustes, et ainsi réfuteront leur jugement. Mais cela ne sert arien. Car comme ils ne peuvent pas conclure que les Jansénistes sont bien condamnés, par celte seule raison qu'ils sont condamnés, de même ils ne pourront conclure alors qu'ils seront mal condamnés eux-mêmes, parce qu'ils le seront par des juges corruptibles. Car leur condamnation sera juste , non parce qu'elle sera donnée par des juges toujours justes, mais par des juges justes en cela, ce qui se montrera par les autres preuves.

G. — Il faut faire connaître aux hérétiques qui se prévalent de la doctrine des Jésuites que ce n'est pas celle de l'Église... La doctrine de l'Église... Nos divisions ne nous séparent pas d'autel.

6. — Si en différant nous condamnions, vous auriez raison. L'uniformité sans diversité, inutile aux autres; la diversité sans uniformité, ruineuse pour nous. L'un nuisible au dehors, l'autre iiu dedans.

G. — Les casuistcs soumettent la décision à la raison corrompue, et le choix des décisions à la volonté corrompue, afin que tout ce qu'il y a de corrompu dans la nature de l'homme ait part ii sa conduite.

G. — Toute la société entière de leurs casuistcs ne

peut assurer la volonté dans Terreur, et c'est pourquoi il est important de choisir de bons guides.

Ainsi ils seront doublement coupables, et pour avoir suivi des voies qu'ils ne devaient pas suivre, et pour avoir ouï des docteurs qu'ils ne devaient pas ouïr.

447. — Ceux qui ont écrit cela en latin parlent en français. Le mal ayant été fait de les mettre en français, il fallait faire le bien de les condamner.

— Il y a une seule hérésie qu'on explique différemment dans l'école et dans le monde.

G. — Ce sont les effets des péchés des peuples et des Jésuites : les grands ont souhaité d'être flattés ; les Jésuilesont souhaité d'être aimés des grands. Ils ont tous été dignes d'être abandonnés à l'esprit du mensonge, les uns pour tromper, les autres pour être trompée. Ils ont été avares, ambitieux, voluptueux : Coacervabunt sibi magistros \

415. — Il est bon qu'ils fassent des injustices, de peur qu'il ne paraisse que les Molinistes ont agi avec justice. Et ainsi il ne les faut pas épargner ; ils sont dignes d'en commettre.

— Il faut ouïr les deux parties ; c'est de quoi j'ai eu soin .

Quand on n'a ouï qu'une partie, on est toujours de ce côté-là, mais l'adverse fait changer ; au lieu qu'ici le Jésuite confirme.

— Non ce qu'ils font, mais ce qu ils disent.

— Ce n'est que contre moi que l'on crie ; je le veux bien; je sais îi qui en rendre compte.

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