De nature
et si V auteur d'une si noire supposition ne doit pas passer désormais pour le truchement du père des mensonges? Et voici maintenant votre Père Brisacier, 4® p., pag. 21 : En effet, le Père Bauny dit ce que vous rapportez. C'est démentir le Père Pintereau bien nettement. Mais, ajonte-t-il pour justifier le Père Bauny, vous qui reprenez cela^ attendez, quand un pénitent sera à vos pieds, que son ange gardien hypothèque tous les droits qu'il a au ciel pour être sa caution : attendez que Dieu le Père jure pars^son chef que David a menti, quand il a dit, par le Saint-Esprit, que tout homme est menteur , troTnpeur et fragile ; et que ce pénitent ne soit plus menteur, fragile, changeant ni pécheur comme les autres ; et vous n'appliquerez le sang de Jésus-Christ sur personne.
Que vous semble-t-il, mes Pères, de ces expressions extravagantes et impies, que, s'il fallait attendre qu'il y eût quelque espérance d'amendement ànnsles pécheurs pour les absoudre, il faudrait B.itendve que Dieu le Père jurât par son chef qu'ils ne tomberaient jamais plus? Quoi ! mes Pères, n'y a-t-il point de différence entre Vespérance et la certitude ? Quelle injure est-ce faire à la grâce de Jésus-Christ de dire qu'il est si peu possible que les chrétiens sortent jamais des crimes contre la loi de Dieu, de la nature* et de l'Église , qu'on ne pourrait l'espérer sans que le Saint-Esprit eût menti: de sorte que, selon vous, si on ne donnait l'absolution à ceux dont on n'espère aucun amendement, \e sang de Jésus-Cîhrist demeurerait inutile , et on ne Vappli-^ querait ja.mais sur personne/ A quel état, mes Pères, vous réduit le désir immodéré de conserver la gloire de vos auteurs, puisque vous ne trouvez que deux