En meiUeure main
ses ennemis commettent des crimes abominables, mais qu'il ne les veut pas rapporter. Ne semble-t-il pas qu'on ne peut convaincre d'imposture un reproche si indéterminé ? Mais néanmoins un habile homme * en a trouvé le secret, et c'est encore un Capucin, mes Pères. Vous êtes aujourd'hui malheureux en Capucins, et je prévois qu'une autrefois vous le pourriez bien être en Bénédictins. Ce Capucin s'appelle le Père Valérien, de la maison des comtes de Magnis. Vous apprendrez par cette petite histoire comment il répondit à vos calomnies.il avait het^reusement réussi à la conversion du landgrave de Darmstat*. Mais vos Pères, comme s'ils eussent eu quelque peine de voir convertir un prince souverain sans les y appeler, firent incontinent un livre contre lui (car vous persécutez les gens de bien partout), où, falsifiant un de ses passages, ils lui imputent une doctrine hérétique. Et certes vous aviez grand tort , car il n'avait pas attaqué votre compagnie'. Ils firent aussi courir une lettre contre lui , où ils lui disaient : que nous avons de choses à découvrir^ sans dire quoi, dont vous serez bien affligé/ Car y si vous n'y donnez ordre, nous serons obligés d'en avertir le pape et les cardinaux. Cela n'est pas maladroit; et je ne doute point, mes Pères, que vous ne leur parliez ainsi de moi : mais prenez garde de quelle sorte il y répond dans son livre imprimé à Prague l'année dernière, pag. 112 et suiv. Que ferai-je, dit-il, contre ces injures vagues et indéterminées? Comment convaincrai-je des reproches qu'on n'explique point ? En voici néanmoins le moyen. C'est que je déclare hautement et publiquement à ceux qui me menacent,