Qu'ils les prouvent ou
mentiris impudentissime, «Car que répondrait-on autre chose, quand votre Père Brisacier dit, par exemple, que ceux contre qui il écrit sont des portes d* enfer, des pontifes du diable , des gens déchus de la foi, de l'espérance et de la charité, qui bâtissent le trésor de r Antéchrist ? Ce que je ne dis pas , ajoute-t-il^ par forme d'injure^ mais par la force de la vérité, S'arauserait-on à prouver qu'on n'est pas porte d'enfer, et qu'on ne bâtit pas le trésor de V Antéchrist ?
Que doit-on répondre de même à tous les discours vagues de cette sorte, qui sont dans vos livres et dans vos Avertissements sur mes Lettres ? par exemple : Qu'on s'applique les restitutions, en réduisant les créanciers dans la pauvreté; Qu'on a offert des sacs d'argent à de savants religieux, qui les ont refusés; Qu'on donne des bénéfices pour faire semer des hérésies contre la foi; Quon a des pensionnaires parmi les plus illustres ecclésiastiques et dans les cours souveraines ; Que je suis aussi pensionnaire de Port-Royal, et que je faisais des romans avant mes Lettres, moi qui n'en ai jamais lu aucun, et qui ne sais pas seulement le nom de ceux qu'a faits votre apologiste? Qu'y a-t-il à dire à tout cela, mes Pères, sinon: Mentiris impudentissime, si vous ne marquez toutes ces personnes, leurs paroles, le temps, le lieu? Car il faut se taire, ou rapporter et prouver toutes les circonstances, comme je fais quand je vous conte les histoires de Jean d'Alba et du Père Alby *. Autrement, vous ne ferez que vous nuire à vousmêmes. Toutes ces fables " pouvaient peut-être vous servir avant qu'on sût vos principes ; mais à présent que tout est découvert, quand vous penserez dire