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2. Ni la moindre apparence d'ambiguïté, ni la moindre convenance.
corps de Jésus-Christ n'entre point dans la bouche ni dans la poitrine ; qu'il n'est mangé que par la foi, et qu'ainsi les méchants ne le mangent point ; et que la messe n'est point un sacrifice, mais une abommation. Écoutez donc, mes Pères, de quelle manière Port-Royal est d'intelligence avec Genève dans leurs livres. On^y lit, à votre confusion : Que la chair et le sang de Jésus- Christ sont contenus sous les espèces du pain et du vin, Seconde Lettre de M. Arnauld,p. 259; Que le Saint des saints est présent dans le sanctuaire, et qu'on l'y doit adorer, Ibid,, p. 243 ; Que Jésus-Christ habite dans les pécheurs qui communient, par la présence réelle et véritable de son corps dans leur poitrine, quoique non par la présence de son esprit dans leur cœur, Fréq, Comm., 3° part., c. 16; Que les cendres mortes des corps des saints tirent leur principale dignité de cette semence de vie qui leur reste de V attouchement de la chair immortelle et vivifiante de Jésus-Çhrist, 1" part., c. 40; Que ce n'est par aucune puissance naturelle, mais par la toute-puissance de Dieu, à laquelle rien n'est impossible, que le corps de Jésus-Çhrist est enfermé sous l'hostie, et sous la moindre partie de chaque hostie, Théolog. fam,, leç. 15; Que la vertu divine est présente pour produire l'effet que les paroles de la consécration signifient, Ibid, ; Que Jésus-Christ, qui est rabaissé et couché sur l'autel, est en même temps élevé dans sa gloire; qu'il est, par lui-même et par sa puissance ordinaire, en divers lieux en même temps, au milieu de l'Église tnomphanie, et au milieu de l'Église militante et voyagère, De la Suspension, rais. 21; Que les espèces sacramentales demeurent suspendues, et subsistent extraordinairement sans êtr^e appuyées d'aucun sujet; et que le corps de Jésus-Christ est aussi suspendu sous les espèces ; qu'il ne dépend point d'elles, comme les
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substances dépendent des accidents, Ibid., 23; Que la substance du pain se change en laissant les accidents immuables, Heures, dans la prose du Saint-Sacrement ; Que Jésus- Christ repose dans r Eucharistie avec la même gloire qu'il a dans le ciel^ Lettres de M. de Saint- Cyran, tom. ï, let. 93; Que son humanité glorieuse réside dans les tabernacles de l'Eglise, sous les espèces du pain qui le couvrent visiblement; et que, sachant que nous sommes grossiers y il nous conduit ainsi à Vadoration de sa divinité présente en tous lieux, par celle de son humanité présente en un lieu particulier, Ibid. ; Que nous recevons le corps de Jésus-Christ sur la langue, et qu'il la sanctifie par son divin attouchement, Lettre 32 ; QuHl entre dans la bouche du prêtre. Lettre 72 ; Que quoique Jésus-Christ se soit rendu accessible dans le Saint-Sacrement par un effet de son amour et de sa clémence, il ne laisse pas d'ij conserver son inaccessibilité comme une conditioninséparablede sa nature divine ; parce que, encoi^e que le seul corps et le seul sang y soient * par la vertu des paroles, vi verborum, comme parle V école, cela n'empêche pas que toute sa divinité, aussi bien que toute son humanité, n'y soit par une suite et une conjonction nécessaire. Défense du chapelet du Saint-Sacrement, p. 217; et enfin que V Eucharistie est tout ensemble sacrement et sacrifice, Théol. fam,, leç. 15; et qu'encore que ce sacrifice soit une commémoration de celui de la croix, toutefois il y a cette différence y que celui de la messe n'est offert que pour l'Eglise seule et pour les fidèles qui sont dans sa communion; au lieu que celui de la croix a été offert pour tout le monde, comme l'Ecriture parle, Ib,, p. 153. Cela suffit, mes Pères, pour faire voir claire-