‹ Les provinciales de PascalChapitre 70 sur 124 · II · texte numérisé non relu

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par toute la tçrre ; voilà la pratique universelle que vous y avez introduite et que vous y voulez maintenir. Il n*iniporte que les tables de Jésus-Christ soient remplies d'abominations, pourvu que vos églises soient pleines de monde. Rendez donc ceux qui sW opposent hérétiques sur le. saint Sacrement : il le faut, à quelque prix que ce soit. Mais comment le pourrez-vous faire, après tant de témoignages invincibles qu'ils ont donnés de leur foi? N'avez- vous point de peur que je rapporte les quatre grandes preuves que vous donnez de leur hérésie ? Vous le devriez, mes Pères, et je ne dois point vous en épargner la honte. Examinons donc la première.

M. de Saint'Cyran, dit le PèreMeynier, en consolant un de ses amis sur la mort de sa mère^ tome 1, lettre 14, dit que le plus agréable sacrifice qu'on puisse offrir à Dieu dans ces rencontres est celui de la patience : donc il est calviniste. Cela est bien subtil, mes Pères, et je ne sais si personne en voit la raison. Apprenons-la donc de lui : Parce, dit ce grand controversiste, qu'il ne croit donc pas le sacrifice de la-messe. Car c'est ce* lui'là qui est le plus agréable à Dieu, de tous. Que Ton dise maintenant que les Jésuites ne savent pas raisonner^ Ils le savent de telle sorte, qu'ils rendront hérétiques tels discours qu'ils voudront \ et même l'Écriture sainte; car n'est-ce pas une hérésie* de dire, comme fait l'Ecclésiastique : // n'y a rien de pire que d'aimer l'argent, nihil est iniquius quam amare pecuniam; comme si les adultères, les homicides et l'idolâtrie n'étaient pas de plus grands crimes? Et à qui n'arrivet-il point de dire à toute heure des choses semblables ;

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