Comme était
non dans le ciel ; mais qu'elles dépendent toutes de la seule différence qui est entre Tétat de la foi où nous sommes, et l'état de la claire vision oii ils sont. Et c'est, mes Pères, ce que M. Arnauld a dit si clairement en ces termes : Qu'il faut qu'il n'y ait point d'autre différence entre la pureté de ceux qui reçoivent Jésus-Christ dans V Eucharistie et celle des bienheureux, qu'autant qu'il y en a entre la foi et la claire vision de Dieu^ de laquelle seule dépend la différente manière dont on le mange dans la terre * et dans le ciel. Vous devriez, mes Pères, avoir révéré dans ces paroles ces saintes îvérités, au lieu de les corrompre pour y trouver une hérésie qui n'y fut jamais, et qui n'y saurait être : qui est qu'on ne mange Jésus-Christ que par la foi, et non par la bouche, comme le disent malicieusement vos Pères Annat et Meynier, qui en font le capital de leur accusation.
Vous voilà donc bien mal en preuves, mes Pères ; et c'est pourquoi vous avez eu recours à un nouvel artifice, qui a été de falsifier le concile de Trente, afin de faire que M. Arnauld n'y fût pas conforme, tant vous avez de moyens de rendre le monde hérétique. C'est ce que fait Je Père Meynier en 50 endroits de son livre, et 8 et 10 fois en la seule p. 54, où il prétend que, pour s'exprimer en catholique, ce n'est pas assez de dire : Je crois que Jésus-Christ est présent réellement dans l'Eucharistie ; mais qu'il faut dire : Je crois, avec le CONCILE, qu'il y est présent d'une vraie présence locale, ou localement. Et sur cela il cite le concile, sess. 13, can. 3, can. [4, can. 6. Qui ne croirait, en voyant le mot de présence locale cité de trois canons d'un concUe universel, qu'il y serait effectivement ? Gela vous a