Qu'ils vous nnisent
vous-mêmes avez fait pendre en effigie votre propre Père Jarrîge, sur ce qu'il avait dit la messe étant d'intelligence * avec Genève.
Je m'étonne donc , non pas de ce que vous leur imposez avec si peu de scrupule des crimes si grands et si faux, mais de ce que vous leur imposez avec si peu de prudence des crimes si peu vraisemblables. Car vous disposez bien des péchés à votre gré ; mais pensez-vous disposer de même de la créance des hommes ? En vérité, mes Pères , s'il fallait que le soupçon de calvinisme tombât sur eux ou vous , je vous trouverais en mauvais termes. Leurs discours sont aussi catholiques que les vôtres; mais leur conduite confirme leur foi, et la vôtre la dément. Car si vous croyez aussi bien qu'eux que ce pain est réellement changé au corps ' de Jésus-Christ , pourquoi ne demandez-vous pas comme eux que le cœur de pierre et de glace de ceux à qui vous conseillez d'en approcher* soit sincèrement changé en un cœur de chair et d'amour? Si vous croyez que Jésus-Christ y est dans un état de mort, pour apprendre à ceux qui s*en approchent à mourir au monde , au péché et à eux-mêmes, pourquoi portezvous à en approcher ceux en qui les vices et les passions criminelles sont encore toutes vivantes ? Et comment jugez- vous dignes de manger le pain du ciel ceux qui ne le seraient pas de manger celui de la terre ?
grands vénérateurs de ce saint mystère , dont le zèle s'emploie à persécuter ceux qui Thonorent par tant de communions saintes y et à flatter ceux qui le déshonorent par tant de communions sacrilèges I Qu'il est digne de ces défenseurs d'un si pur et si adorable sa-
i. Au temps où il était.