De s'en approcher
crifice d'environner Ma table de Jésus-Christ de pécheurs envieillis tout sortant de leurs infamies , et de placer au milieu d'eux un prêtre que son confesseur même envoie de ses impudicités à l'autel, pour y offrir, en la place de Jésus-Christ, cette victime toute sainte au Dieu de sainteté , et la pqrter de ses mains souillées en ces bouches toutes souillées ! Ne sied-il pas bien à ceux qui pratiquent cette conduite par toute la terre, selon des maximes approuvées de leur propre général, d'imputer à l'auteur de \Si Fréquente Communion e.i aux Filles du Saint-Sacrement de ne pas croire le saint Sacrement?
Cependant cela ne leur suffit pas encore. Il faut, pour satisfaire leur passion, qu'ils les accusent enfin d'avoir renoncé à Jésus-Christ et à leur baptême. Ce ne sont pas là, mes Pères , des contes en l'air comme les vôtres. Ce sont les funestes emportements par où vous avez comblé la mesure de vos calomnies. Une si insigne fausseté n'eût pas été en des mains dignes de la soutenir , en demeurant en celles de votre bon ami Filleau, par qui vous l'avez fait naître : votre Société se l'est attribuée ouvertement ; et votre Père Meynier vient de soutenir, comme une vérité certaine, que Port-Royal forme une cabale secrète depuis 35 ans, dont M. de Saint-Cyran et M. d'Ipre ont été les chefs, pour ruiner le mystère de V Incarnation^ faire passer l'Évangile pour une histoire apocryphe, exterminer lareligionchré' tienne, et élever le déisme sur les ruines du christianisme. Est-ce là tout , mes Pères ? serez-vous satisfaits si l'on croit tout cela de ceux que vous haïssez ? Voire animosité serait-elle enfin assouvie, si vous les aviez mis en horreur, non seulement à tous ceux qui sont dans l'Église,