Catholiques : Registr.,\,^, ep
2* Sed facere : Ep. 16.
la religion n'y était plus intéressée, je ne m'y intéressai plus^aussi. Ce n'est pas qu'il n'y eût bien de l'apparence que vous disiez vrai : car de dire que des paroles sont mot à mot dans un auteur, c'est à quoi l'on ne peut se méprendre. Aussi je ne m'étonne pas- que tant de personnes, et en France et à Rome, aient cru, sur une expression si peu suspecte, que Jansénius les avait enseignées en effet. Et c'est pourquoi je ne fus pas peu surpris d'apprendre que ce point de fait même *, que vous aviez proposé comme si certain et si important, était faux, et qu'on vous défia de citer les pages de Jansénius où vous aviez trouvé ces propositions mot à mot^ sans que vous l'ayez jamais pu faire.
Je rapporte toute celte suite, parce qu'il me semble que cela découvre assez l'esprit de votre Société en toute cette affaire , et qu'on admirera de voir que , malgré tout ce que je viens de dire, vous n'ayez pas cessé de publier qu'ils étaient toujours hérétiques; mais vous avez seulement changé leur hérésie selon le temps. Car, à mesure qu'ils se jusliiiaient de l'une, vos Pères en substituaient une autre,' afin qu'ils n'en fussent jamais exempts. Ainsi, en 1653, leur hérésie était sur la qualité des propositions. Ensuite elle fut sur le mot à mot. Depuis, vous la mîtes dans le cœur. Mais aujourd'hui on ne parle plus de tout cela; et l'on veut qu'ils soient hérétiques , s'ils ne signent que le sens de la doctrine de Jansénius se trouve dans le sens de ces cinq propositions.
Voilà le sujet de votre dispute présente. Il ne vous suffit pas qu'ils condamnent les cinq propositions , et encore tout ce qu'il y aurait dans Jansénius qui pourrait y être conforme, et contraire à saint Augustin. Car