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i)É L'ÉDITEUR.
Les Lettres à un Provincial furent publiées à Paiis séparément, comme les feuilles d'un journal, depuis le 23 janvier 1656 jusqu'au 24 mars 1657. Chaque lettre formait un petit cahier de huit pages in-k"* , excepté la seizième et la dix-huitième, qui remplissent douze pages. Le peu d'étendue d& chaque Provinciale leur fît donner, à leur apparition, le nom de Petites Lettres, sous lequel elles sont encore comiues de quelques amateurs. Ces lettres eurent plusieurs éditions dans la même année ^ toujours feuille par feuille , c'est-à-dire lettre par lettre , et format in-4* V* Il arriva aussi que le tirage des dernières lettres dépassant de beaucoup le tirage des premières , on fut obligé de réimprimer celles-ci séparément; et comme le débit augmentait sans cesse, ces réimpressions partielles se renouvelèrent plusieurs fois. Au milieu de ce chaos de réimpressions , il est devenu impossible de signaler l'édition originale.
Toutefois, vers le commencement de 1657, ces feuilles, publiées séparément, furent réunies en un volume in-4", avec un titre général et un avertissement de trois feuillets. C'est ce recueil, assez rare, que les amateurs signalent comme l'édition originale. Nous en avons sous les yeux
' Voyez ci-après V Histoire des Provinciales ^ page 15.
quatre exemplaires^ qui diffèrent tous, soit par le nombre de lignes ou la largeur de la justification , soit par des corrections, il est vrai peu importantes , mais qui constatent une impression nouvelle.
Une édition elzévirienne, format petit in-12, fut publiée Hlans fa même année 1657 , sous la rubrique de Cologne , Pierre de la Vallée; elle a 398 pages. La réimpression qui porte la même date n'a que 396 pages ; elle est moins belle que la précédente , mais elle renferme quelques corrections de Pascal.
En 1659 il parut une édition format in-8^, aussi sous la rubrique de Cologne. Cestla dernière que Pascal ait corrigée ; elle nous a servi de copie.
Les textes cités dans les Provinciales ayant été mis en doute par quelques personnes, les curés de Paris et de Rouen délibérèrent, dans une assemblée solennelle, de s'assurer de Texactitude des citations par la lecture complète des livres des casuistes. Une commission fut nommée j elle fit des extraits, et son travail, rédigé par Arnauld, Nicole et Pascal , fut publié à la suite des éditions des Provinciales, De ce travail curieux, et cependant négligé par tous les éditeurs modernes, nous reproduisons :
V VÀvis des curés de Paris;
2" La Table de quelques dangereuses propositions de plusieurs nouveaux casuistes;
3° La Première requête des curés de Rouen ;
i"" La Seconde requête des curés de Rouen ;
5" La Remontrance des curés de Paris à rassemblée générale du clergé;
DE l'Éditeur. 3
6^ Les Principes et $uiUs de la prebabiliU expliqués par Caramouel;
T La Table des mauvaises propositions des nouveaux €€tëuistes.
Enfin, nous avons ajouté à notre édition beaucoup de variantes , et V Histoire des Provinciales qui sert de préface à l'édition de 1754.
Nous espérons que cette édition ainsi complétée plaira au public y et qu'elle obtiendra Tapprobation des bibliophiles qui désirent posséder le texte exact des Provinciales.
Nota. Lorsqu'aux variantes nous disons : Ed. in-4*', il est sous-en-^ tendu, de 16ô6 et de 1657; par Ed. in-12, nous indiquons les deux éditions petit in- 12 de 1657.
Lef....