‹ Les Provinciales ou Lettres de Louis de MontalteChapitre 15 sur 18 · DU LUXE DES FEMMES. I · texte numérisé non relu

DU LUXE DES FEMMES. I

n^ 114 y en disant : « Que ces passages de Té- «c criture nVtoient des préceptes qu'à Végard «r des femmes de ce temps-là , pour donner par «t leur modestie un exemple d'édification aux «I païens. » £t d'où a-t-il pris cela , mon père? Il n'importe pas d*où il l'ait pris; il suffit que les sentimens de ces grands hommes-là sont toujours probables d'eux-mêmes. Mais le P. Le Moyne a apporté une modération à cette permission générale : car il ne le Teut point du tout souffrir aux vieilles : c'est dans sa DéTO<-^ tion aisée , et entre autres pag. 127 9 i5j ^ i63* « La jeunesse y dit>il y peut être parée de droic ce naturel. Il peut être permis de se parer ea <« un âge qui est la fleur et la verdure des ans. « Mais il en faut demeurer là : le con^e- temps ce seroit étrange de chercher des roses sur Is « neige. Ce n'est qu'aux étoiles qu'il appar« « tient d'être toujours au bal , parce qu'elles fc ont le don de jeunesse perpétuelle. Le meil- <« leur donc en ce point seroit de prendre concc seil de la raison et il' un bon miroir ; de se €( rendre à la bienséance et à la nécessité , et «c de se retirer quand la nuit approche. » Cela est tout-à-fait judicieux , lui dis- je. Mais y continua- t-il y afin que'TOus voyiez combien nos pères ont eu soin de tout, je vous dirai que ^ ilonnant permission aux femmes de jouer y ec

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Toyant que cette permission leur seroit souyent inutile , si on ne leur donnoit aussi le moyen «i^ayoir de quoi jouer y ils ont établi une autre maxime en leur fitreur, qui se yoit dans Escobar au chap. du larcin , tr. i , n. i3. « Une « femme , dit-il, peut jouer, et prendre pour <t cela de Pargent à son mari. »

En Téritë , mon père , cela est bien acherë.

Il T a bien d^autres cboses néanmoins , dit le père : mais il &ut les laisser pour parler des maximes plus importantes , qui fieicilitent Tusage des choses saintes , comme par exemple , la manière d*assister à la messe. Nos grands théologiens , Gaspard Hnrtado, De Sacr, t. a, d. 5y dist. a, et Coninck. q. 83| a. 6 , n. 197 , ont enseigné sur ce sujet : n Qu'il sufHt d^étre n présent à la messe de corps , quoiqu'on soit «c absent d'esprit; pourru qu'on demeure dans « une contenance respectueuse extérieure- <c ment. » Et Vasquez passe plus avant , car il dit : <t Qu'on satisfiaiit au précepte d'ouir la « messe encore même qu'on ait l'intention de <t n'en rien faire. » Tout cela est aussi dans Escobar , tr. 1 , ex. 11 , num. 74 et 107, et encore au tr. 1 , ex. 1 , n. 1 16 , où il l'explique par l'exemple de ceux qu'on mené à la messe par force y et qui ont l'intention expresse de ne la point enteudre. Vraiment , lui dis-je, je ne

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